3S – Enchères compétitives

Tennis double

Un jeu très compétitif, le tennis

Vous arrivez maintenant en « troisième série ». Depuis longtemps, les enchères compétitives – considérées autrefois comme n’étant pas « fair-play » – sont devenues de loin les plus courantes. Elles reposent sur le même système que les enchères à deux, car elles s’efforcent de rester naturelles, au moins dans le Système d’Enseignement Français (SEF). Leur complexité est extrême, puisque les deux camps, donc 4 joueurs, s’expriment. Plus que dans le silence adverse, ces enchères font de grands progrès et évoluent : des conventions ont disparu, de nombreuses autres apparaissent régulièrement. Il faut souvent des années avant que leur bien-fondé soit établi. Et surtout, dès que l’on utilise des enchères qui s éloignent des enchères naturelles, il faut les travailler énormément et avec le même partenaire. Si vous jouez avec des partenaires divers, cantonnez-vous aux conventions universellement jouées. Comme pour les enchères à deux, nous garderons comme base le Système d’Enseignement Français (SEF), même si certains développements ne figurent pas expressément dans la « bible ».
Enchères compétitives : Grands principes à ne pas oublier.
Intervention sur 1SA : Danger ! Unicolores, bicolores, contre punitif.
Le 2♣ Landy : Objectifs, conditions, réponses.
Les Michaël cue-bids : Dans le SEF, ils sont dits « précisés ». Développements.
Intervention par 1SA : Conditions, réponses du n°4, Stayman, Texas et Texas impossible.
Intervention en sandwich du n°4 : Danger ! Unicolore, contre et cue-bid en sandwich.
Le répondant après contre du n°2 : Surcontre, convention Truscott, barrages faibles.
Défense contre les barrages (1) : Couleur, contre d’appel, le 2SA « mini-cue-bid ».
Défense contre les barrages (2) : Intervention par 2SA, intervention bicolore.
Défense contre barrages (3)  : Défense contre l’ouverture aux niveaux de 3 et 4.
Le camp de l’Ouvreur après intervention (1) : Soutiens, changements de couleurs, contre Spoutnik (difficulté **).
Le camp de l’Ouvreur après intervention (2) : Réponse au contre spoutnik, enchères à SA.
Le camp de l’Ouvreur après intervention (3) : Enchères à SA (suite), le cue-bid du répondant (difficulté **).
Enchère d’essai après intervention du n°4 : Intervention par une couleur et par contre.
L’Ouvreur après réveil adverse : Modification des enchères après 2 passe et un réveil.

Dès maintenant, en possession d’un bagage suffisant pour franchir un nouveau pas, et après que vous vous serez assuré de réussir les « exercices de 3ème série« , vous pouvez passer en « Enchères compétitives de 2ème série » : encore du travail !

N’oubliez pas que vous pouvez retrouver tous ces cours dans l’Index-Dictionnaire.

Vous pouvez également retrouver de nombreuses séquences d’enchères dans le Dictionnaire des enchères, au chapitre Compétitives.  

50 commentaires sur “3S – Enchères compétitives

  1. Les conseils que vous donnez dans « l’ouvreur après un réveil adverse » sont-ils applicables après une intervention du n°2 suivie de 2 passes ?
    Super vos articles !…

    • Bien sûr que non ! Les renseignements glanés ne sont pas du tout les mêmes. Intervention et réveil sont deux notions différentes. Après intervention du n°2 (normalement 8 à 18HL), votre partenaire peut avoir jusqu’à 7, voire 8 ou 9H sans enchère potable (et même 10 ou plus s’il espère un contre de réveil de l’ouvreur : passe Blanche-Neige). En l’absence d’intervention, il est limité à 4 points s’il passe (différence très importante !). Cette fois, c’est l’ouvreur qui est position de réveil… Le contre de réveil de l’ouvreur pourra donc se faire avec moins de points (par exemple 15), surtout s’il est court dans l’intervention (contre dit de « réouverture »). Et tout le raisonnement est à l’avenant…

  2. Non, c’est plutôt moi qui suis gâteux, car c’est vous qui avez raison. Ceci dit, merci d’avoir relevé cette erreur, qui est en fait bénigne, car il ne s’agissait que d’indiquer, en donnant un exemple (j’avoue n’avoir pas remarqué l’anomalie en écrivant), une gêne par l’intervenant. Changez légèrement cette main, par exemple P V873 – C 9 – AV9632 – V3 et vous aurez un exemple parfait (avec un 6-4, il vaut mieux commencer par K). Par ailleurs, il faudrait me signaler précisément les cours où vous trouvez une variation dans la même enchère, je ferai un commentaire. Cette fois, je n’ai pas tout relu pour retrouver ce détail. D’ailleurs, ces valeurs doivent être retrouvées par le raisonnement, et non apprises…

    • Je n’ai encore jamais soupçonné la moindre trace de gâtisme dans votre splendide travail mais parfois quelques petites fautes d’inattention bien excusables. Par contre, moi qui m’appuie sur vous après des siècles d’errance, il m’arrive d’avoir réellement BESOIN de savoir si mon partenaire m’a fait un fit différé avec 13 ou réellement 15 HLD sinon je n’ai plus confiance en rien.
      1° évocation en 4°série – soutien en Maj. jeu fort – vous dites : « J’ai donc au moins 15HLD »
      et dans Révision enchères à 2 : « A partir de 15HL(D)… obligation même avec le fit »
      Mais dès qu’on passe en enchères compétitives de 4°série- révision : « on peut aussi faire un 2 sur 1 (12HL minimum) dans une belle couleur avant de fitter ».
      Il y plusieurs autres exemples par la suite. J’aimerais vraiment savoir quoi IMPOSER à mon partenaire avant de jouer et je ne veux pas que cela dépende de l’humeur du moment. N’est-ce qu’un mauvais « pinaillage » ? Merci d’avance …

      • Il n’y a rien à imposer à votre partenaire, qui doit savoir faire une addition et savoir s’il doit annoncer la manche, une proposition ou une partielle en fonction de son nombre de points. Le premier exemple que vous me donnez est une façon de compter au début des études bridgeuses car elle est logique, et que les élèves ne savent pas encore bien ce qui est forcing de ce qui ne l’est pas. Donc 6-10 (partielle), 11-12 (proposition), 13-14 (manche), 15 et plus (autre chose car il y a peu-être un chelem). Lorsque les gens ont appris ce qu’est une enchère forcing, qu’ils connaissent le Roudi, la 4ème forcing et la 3ème forcing, etc…, toutes précisions qui viennent plus tard, les valeurs peuvent évidemment changer, dans le sens d’une description meilleure de la main. Il n’y a donc aucune contradiction, il n’y a que des évolutions qui surviennent lorsque vous progressez dans l’ordre. Exemple : pour un débutant, il est essentiel qu’il fasse correctement une addition, et il doit donc annoncer la manche directement avec 13-14HLD. Pour un joueur chevronné, il est interdit d’annoncer directement la manche avec 13-14HLD (car ce serait une main tendance barrage). Le jeu trop fort du premier est donc 15HL(D) et plus, pour le second c’est à partir de 13HLD seulement. A chaque fois, vous devez être sûrs de ce que vous avez appris avant, sans quoi les pataquès ne sont pas loin.

  3. Cher Monsieur, 8H et une belle couleur 5ème autorise une intervention au palier de 1. Mais quelle doit être la force minimale du n°2 pour nommer sa seconde couleur et celle ci devra-t-elle être également 5ème ou 4 cartes sont-elles suffisantes (je ne joue pas – encore – les interventions bicolores Michael) ? Merci à vous.

    • La réponse est facile et évidemment logique, comme d’habitude. Si vous devez reparler, c’est que votre partenaire le n°4 vous a répondu. S’il a changé de couleur, c’est forcing, il faudra bien dire quelque chose. Alors si votre deuxième couleur est économique (inférieure à la répétition de la première), et si vous n’êtes pas fitté par 3 cartes au moins dans sa couleur, profitez-en pour l’annoncer, même quatrième : c’est gratuit ! S’il vous a dit 1SA, il promet 9 à 12 points : avec un singleton, dites votre deuxième couleur ; avec une main plus régulière, passez…
      Vous voyez, finalement, rien de bien sorcier !
      Cordialement et bridgeusement,
      Olivier CHAILLEY

  4. Au temps pour moi, Monsieur Chailley, j’aurais dû être plus précis et dire que le n°3 avait parlé et le n°4 était resté silencieux. Quid alors d’une nouvelle parole de l’intervenant ? Et à partir de quelle force une nouvelle couleur de l’intervenant n’est-elle plus économique ? Merci.

    • Si votre partenaire a passé, vous ne devez reparler que si la forme de votre main le permet, et que votre vulnérabilité ne risque pas d’entraîner un contre à bas niveau… Ce n’est donc pas seulement une question de points ! Et la quantité de situations est telle que l’on ne peut pas répondre en quelques lignes. Seules choses à toujours retenir : la table de décision et le nombre de points possibles dans votre ligne, la possibilité ou non d’un fit, et aussi la raison du « passe » de votre partenaire : parce qu’il n’avait rien dans les mains, ou au contraire une des couleurs déclarées par l’adversaire ? Si vous décidez de reparler, vous serez souvent au niveau de trois… Et n’oubliez pas que votre partenaire ne vous a pas fitté. S’il n’a rien non plus dans votre seconde couleur, danger ! Attendez donc, en passant, de savoir ce qu’il va vous dire au tour suivant, il fera peut-être un effort, qui sait ? Rappel, le caractère économique ou non d’une couleur n’a RIEN A VOIR avec les points, il s’agit de savoir si la nomination de cette couleur dépasse ou non la répétition de la première. C’est donc une caractéristique « spatiale », rien d’autre.

  5. Cher Monsieur, ouverture de 1♥ ; intervention par 1♠ ; ma main en tant que répondant : ♠Rxx ♥RVxxx ♦Rxxx ♣x. Je me compte 15HLD et je fais un saut à 4♥. Mon partenaire ouvreur dit que j’aurais du faire un changement de couleur puis donner le fit au palier de 3 pour qu’il puisse déclencher les contrôles… Qu’en pensez-vous ? Pour ce qui me concerne, je pourrais être d’accord (oui ?) si il n’y avait pas eu d’intervention, mais en enchères compétitives, est-ce que je ne dois pas faire barrage en sautant a la manche avec à la clé une promesse de 5 cartes dans le fit et maxi 10H ?

    • Cher ami bridgeur, votre partenaire a raison, vous êtes trop fort pour un soutien direct (16HLD et non 15, comme vous les avez comptés), qui se fait avec 13-14HLD, 5 atouts, et 9 points H AU MAXIMUM (si possible sans As). La raison essentielle est qu’il peut parfaitement exister un chelem MEME EN CAS D’INTERVENTION ADVERSE. A mon sens, la meilleure enchère ici n’est pas un changement de couleur mais plutôt un cue-bid (ici : 2♠), qui annonce justement 15HLD et plus, avec 4 atouts au moins et sans autre belle couleur annonçable au niveau de deux. Voir le cours « Le camp de l’ouvreur après intervention (3) » : le cue-bid après ouverture majeure. Ce cue-bid aurait permis à votre partenaire d’explorer le chelem s’il possédait au moins lui-même 15-16HLD ou plus.
      Bien bridgeusement et cordialement, Olivier CHAILLEY

  6. Cher « Professeur », Je compte moi aussi seulement 15 HLD : 10H + 2 pour le 4ème atout + 1 pour le 5ème atout + 2 pour le singleton Trèfle. Où est l’erreur ? Merci pour l’explication à venir.
    Claude HERVOUET

    • Tout simplement le point de longueur initial ! 10H + 1L = 11HL, avant fit. Après fit, 3 points D pour les atouts (2 + 1) et 2 pour le singleton. En tout, 16HLD. Rappel : Philippe Cronier insiste pour que l’on compte tout, même si parfois, cela fait un peu redondant. En effet, les mains sont beaucoup plus souvent sous-évaluées que surévaluées. 2 remarques : 1°) La main ne comportait que 12 cartes, j’ai donc rajouté un 4ème K. 2°) Cette main se retrouvera dans la fiche « 1♥-1♠-? » du « Dictionnaire des enchères ». Cordialement, Olivier CHAILLEY

  7. L’ouvreur annonce 1♥ ; intervention du n°2 et alors le n°3 annonce 2SA, fitté 3 cartes et au moins 11 HLD : c’est ce que jouent certains joueurs du club. Quel est votre avis sur cette façon de voir les choses ? Merci à vous.

    • Vous trouverez sur le site la réponse : dans le SEF, il n’y a pas de 2SA fitté après intervention. Raison évidente : il faut pouvoir indiquer à l’ouvreur un arrêt dans la couleur adverse : 2SA est alors naturel, avec arrêt mais sans fit (2 cartes seulement). Les joueurs de votre club peuvent jouer ce qu’ils veulent, du moment que l’enchère est alertée, mais ce n’est pas le SEF.

  8. Merci pour toutes vos réponses et vos cours super clairs. Pouvez-vous me répondre au problème suivant : ouverture majeure – intervention – le n°3 (répondant), qui n’a pas de fit jumpe dans une nouvelle couleur. Quelle est la signification de cette enchère ??
    Merci d’avance

    • Tout dépend de l’accord que vous avez passé au préalable avec votre partenaire (et indiqué sur votre feuille de système). Pour le SEF, les changements de couleur à saut après intervention sont des enchères de rencontre, avec 11 à 15HLD, 4 atouts et 5 cartes de bonne qualité (9 cartes entre les deux couleurs). Ils sont donc toujours très bien fittés. Exemple : Après l’ouverture d’1♥ et une intervention à 1♠, avec ♠82 ♥V763 ♦97 ♣ARV96, dites 3♣, enchère de rencontre. Cependant, certains jouent cette enchère en barrage faible (6H maximum), avec 6+ cartes et un misfit complet (barrage avec les points de son partenaire). Remarque : l’exemple que je vous ai donné est dans le Dictionnaire des Enchères, Compétitives.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

    • Cher ami bridgeur,
      Comme souvent, la réponse est développée dans le site. Dans l’Index-Dictionnaire, à la rubrique 3SA (ouverture de), sous forme de cours en 1ère série : Ouverture de 3SA, et même dans le Dictionnaire des enchères : 3SA-?. Peut-être, en 3ème série, ne devriez-vous vous renseigner sur cette ouverture très rare que par curiosité, et attendre un peu pour l’apprendre. En effet, l’ouverture elle-même est très bien codifiée et facile (mineure 7ème pleine et rien d’autre), ce sont les réponses du partenaire et les développements qui sont un peu compliqués.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  9. Cher monsieur,
    Fort de ce que j’ai lu dans votre cours « le camp de l’ouvreur après intervention », je n’ai pas fait de soutien à 2 ♥ sur l’ouverture de mon partenaire puis l’intervention à 1♠… Je n’avais que 7HLD et non les 8 comme vous le préconisez. Le n°4 soutien à 2♠ et, mon tour de parole revenu, je ne peux plus fitter sauf à le faire au palier de 3. Donc je passe… En fin de partie, grand désappointement de mon partenaire qui s’est rendu compte que nous étions fitté et qui me reproche de ne pas avoir parlé tout de suite. Et de lui expliquer mes sources. Au tournoi suivant, il arrive au club avec le SEF et me montre, page 67, « soutien avec 6/10HLD » au palier de 2.
    Poursuivant ma lecture, je vois page 68 que le SEF préconise le changement de couleur avec 6HL et +. Que puis je lui rétorquer aujourd’hui ?
    Je vous remercie de vos conseils.

    • Cher ami bridgeur,
      Le système expliqué dans mes cours (déjà anciens) fonctionne très bien, mais vous n’avez pas bien compris le mécanisme, manifestement. Vous passez d’abord, et vous fittez bien entendu ensuite, si vous êtes maximum de votre passe (6 ou 7HLD), à n’importe quel niveau ! Le niveau de 3 est alors presque toujours atteint, et même le niveau de 4 parfois. Signification : « partenaire, je désire défendre, mais je n’ai pas 8HLD, plutôt 6 ou 7HLD ». Ainsi, votre partenaire sait exactement, à un point près, votre niveau de défense, et surtout, il ne vous croit pas ou ne vous imagine pas plus fort que vous n’êtes… Tenez compte aussi, bien entendu, de la sécurité distributionnelle (Loi de Vernes) et des vulnérabilités.
      Dans la littérature entre 2008 et 2012, la limite pour répondre de cette façon a été abaissée à 7HLD, et elle est même descendue aujourd’hui, dans le SEF 2012, comme vous le soulignez, à 6HLD. La raison est simple : il est bon que le fit soit connu immédiatement, au cas où les enchères des adversaires s’envoleraient subitement. Exemple : S 1♥ – O 1♠ – N passe – E 3♠ – S ?. Si Sud ne connaît pas le fit de Nord, il risque d’être embêté. Ceci dit, si Nord avait dit 2♥ et non passe, avec donc 6 à 10HLD au lieu de 8 à 10HLD, l’absence de précision de la fourchette du répondant est aussi un handicap pour Sud. La problématique est la même pour les changements de couleur, qui se font également aujourd’hui à partir de 6HL et non de 8HL, comme avant.
      Les deux systèmes se valent donc, la tendance étant maintenant à un bridge compétitif plus agressif avec moins de points (deuxième système). Le tout est, comme toujours, d’être D’ACCORD AVEC VOTRE PARTENAIRE.
      Remarque : vous soulignez à juste titre que pour quelqu’un qui défend le SEF à tout crin, j’aurais dû mettre mon cours à jour. Vous avez raison, et quand j’aurai le courage, je le ferai peut-être…
      Bien cordialement et bridgeusement vôtre,
      Olivier CHAILLEY

  10. Non, non, non, en aucun cas je n’ai voulu vous reprocher quoi que ce soit concernant la mise à jour de vos cours. Je voulais seulement savoir à quoi m’en tenir et donc vous demander votre avis. J’ai trop conscience de l’énormité du travail que représente la tenue de ce site pour vous faire la plus petite petite petite observation. En attendant, j’ai bien compris vos explications et en tiendrait compte avec mon partenaire. Merci

  11. Cher Monsieur Chailley, Une question à propos de la réponse du n°4 au n°2 qui est intervenu par 1SA alors que l’ouverture était une majeure. Dans mon club, il m’est dit que, certes, tout est Texas mais que 5 cartes suffisent, même pour un Texas mineur. Je m’obligeais, quant à moi, à en avoir 6 cartes mineures, comme sur l’ ouverture de 1SA. Que dit le SEF ? Merci à vous

    • Cher ami bridgeur,
      Je voudrais souligner tout d’abord qu’il existe un cours sur la question, en 3ème série, et qu’il comporte la réponse à votre demande… A votre stade, une attitude raisonnable est de différencier l’ouverture mineure de l’ouverture majeure. 1°) Ouverture mineure : répondre comme si le n°2 avait OUVERT d’1SA et ne tenir aucun compte de l’ouverture. Prenez simplement soin de diminuer vos fourchettes de réponse d’1 point, puisque l’intervention à 1SA se fait avec 16 à 18H(L) et non 15-17. 2°) Ouverture majeure : ici, soit vous êtes en 3ème série majeure et vous répondez en Texas, même 2♣ (Texas ♦), le Texas impossible servant de Stayman ; soit vous êtes moins bien classé, et vous faites comme pour l’ouverture mineure, vous ne tenez pas compte de l’ouverture. Dans tous les cas, les longueurs exigées ne sont pas affectées, le problème est ailleurs (singleton ou non, trou dans la couleur ouverte, etc…), mais vous ne pourrez efficacement vous occuper de cela que beaucoup plus tard…
      Remarque : une fois de plus, assurez-vous tout d’abord que votre partenaire comprendra vos enchères et qu’il joue la même chose que vous… Ce n’est pas ce qu’« on » fait en club qui doit vous guider, c’est ce que vous ET votre partenaire CONNAISSEZ.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  12. Merci d’avoir répondu aussi rapidement à ma question sur « la réponse à l’intervention par 1SA ». Je suis bien d’accord sur le fait que l’important est de se comprendre entre partenaires, mais justement, quand on change de partenaire, il n’est pas possible de s’interroger l’un l’autre juste avant le tournoi et de faire le tour de toutes les façons dont on enchérit. J’avais déjà lu avec beaucoup d’attention votre cours en 3ème série et je pense bien maîtriser maintenant mes réponses, selon que l’ouverture est mineure ou majeure. Mais précisément, sur l’ouverture majeure, vous écrivez que tout est Texas à partir de 2♣ et que le Texas impossible est donc un Stayman. Tout cela, je l’ai bien intégré et dans mon esprit le Texas majeur nécessite 5 cartes alors qu’il en faut 6 pour les mineures. Je voulais seulement avoir confirmation de ces deux chiffres avant d’affirmer à mon partenaire que c’est ce que préconise le SEF car grâce à vous, c’est à lui que je me réfère toujours dans mes discussions d’après tournoi. C’est vrai qu’à la réflexion si dans cette situation de réponse à l’intervention 5 cartes étaient suffisantes en mineures, vous l’auriez sans aucun doute indiqué…
    Pardon d’abuser peut-être de votre patience et merci à vous.

    • Une réponse rapide : 1°) Justement si, il convient de vous mettre d’accord AVANT CHAQUE TOURNOI avec votre partenaire. Il y a pour cela des feuilles de prévision qui résument le SEF. Il faut cocher ce que vous jouez. 2°) Evidemment, les longueurs respectives des couleurs après Texas ne changent pas (je ne vois vraiment pas pourquoi elles changeraient !). Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  13. Cher Monsieur,
    A ma gauche,on ouvre d’1♣. Mon partenaire contre et le répondant passe. Dans l’obligation de parler, je dis 1♦, enchère sur laquelle l’ouvreur répète ses ♣. Mon partenaire contreur, nanti d’une main de moins de 18H, s’autorise à dire 2♦. Il me dit que si l’ouvreur n’avait pas reparlé, bien sûr, il se serait tu sur mon enchère de faiblesse, mais que sa redemande le délivre de cette interdiction. Etes vous d’accord ? Merci

    • Cher ami bridgeur,
      Bien évidemment non, votre partenaire n’a aucun droit de reparler MEME APRES que l’ouvreur a fait une redemande. Je dirais même qu’il a ENCORE MOINS le droit de parler, l’ouvreur ayant probablement 18 points HL au moins, pour reparler tout seul, et vous pouvant avoir 0 points. S’il reparle, vous pouvez légitimement penser qu’il a au moins 18 points, et si vous étiez maximum de votre 1ère réponse faible (7H) vous pourriez lui planter maintenant 3SA ! Et si vous avez 0 point, il risque de se faire contrer à bas palier pour 500 ou 800 dans la vue. Reparler avec moins de 18HL n’est pas du bridge, c’est du poker…
      Bien cordialement vôtre,
      Olivier CHAILLEY

  14. Cher Monsieur,
    Voulez vous bien me faire part de vos observations sur ce déroulement d’enchères : Nord ouvre de 1♣ avec ♠D974 ♥AR4 ♦DV7 ♣1076. Est passe avec ♠1063 ♥98763 ♦A ♣ AR3. Sud dit 1♥ avec ♠V52 ♥DV52 ♦432 ♣DV4. Ouest intervient à 2♦ avec ♠AR8 ♥10 ♦R109865 ♣85. Nord contre pour monter ses 3 cartes à ♥. Je passe, estimant n’avoir rien à dire sur les 2♦ de mon partenaire, d’autant que j’ai 5 atouts – Sud dit donc 2♥ et on en reste là. Au final, 2♥ chuté de 2 soit 100 et un 0 à l’arrivée. Ma partenaire m’a reproché mon manque de courage… Je pense que son 2♦, pour être un peu limite, était quand même justifié (personne vulnérable) mais pour autant devais-je dire 3♣ ? Merci pour vos conseils.

    • Cher ami bridgeur,
      Quelques remarques préliminaires : vous ne me dites pas votre position. Mais je déduis à la lecture que vous êtes probablement en Est. 2°) Vous avez 12 cartes, ainsi que Ouest. Je vous attribue arbitrairement le ♣2 en Est et le ♣9 en Ouest, les deux cartes qui manquent à votre distribution. Synthétisons la situation (Nord ouvreur) :
      N ♠D974 ♥AR4 ♦DV7 ♣1076,—E ♠1063 ♥98763 ♦A ♣ AR32
      S ♠V52 ♥DV52 ♦432 ♣DV4,—O ♠AR8 ♥10 ♦R109865 ♣985
      Les enchères : N 1♣, E passe, S 1♥, O 2♦, N 2♥ (?).
      La séquence d’enchères est à peu près normale, avec deux remarques : l’intervention en « sandwich » d’Ouest est dangereuse, un peu faible, mais se conçoit tout à fait en match par paires. Le fit de Nord est un peu hardi avec 3 cartes seulement : il a été « ébloui » par sa teneur à ♥, ♥AR4. Mais l’adversaire fait ce qu’il veut… Quant à vous, vous avez eu (sans le vouloir ?) une attitude normale. En effet, vous savez que votre partenaire a des points (le sandwich, position dangereuse, ne peut être que « sérieux »), et vous-même avez 11 points d’honneurs ! Vous êtes donc majoritaires en points, et ne pouvez évidemment pas laisser jouer 2♥ ! Mais que dire ? 3♣ serait à la rigueur possible, mais pas du tout recommandé avec 4 cartes au niveau de 3, et le misfit à ♦ est très préoccupant. Alors, une seule enchère serait raisonnable, avec vos 5 cartes à ♥ : CONTRE. Mais vous préférez ne pas contrer, car ce contre serait d’appel (les adversaires venant de se fitter) : ce ne serait d’ailleurs pas un si mauvais contre d’appel, malgré le singleton ♦. Vous choisissez donc de passer en espérant que votre partenaire, forcément courte à ♥, réveille les enchères par un contre de réveil (passe-trappe ou passe Blanche-Neige). Vous le transformerez alors avec délectation. Les adversaires n’ont aucune possibilité de « dégager », et s’ils le font, vous contrez vous-même (vous contrez tout ce qui bouge). Vous auriez ramassé 300 et même plutôt 500 (il devrait y avoir 3 de chute), et un top plein au lieu d’un zéro… Votre partenaire pouvait-elle contrer en réveil sur 2♥ ? Oui, compte tenu qu’elle sait (passe de l’adversaire sur 2♥) que vous avez quelques points, et qu’il ne faut pas laisser jouer 2♥ en match par paires ; et en plus, elle est courte à ♥, et vous êtes probablement long. Elle doit donc relancer les enchères par ce contre d’appel en réveil… que vous transformerez en punitif.
      Bien cordialement et bridgeusement, vôtre,
      Olivier CHAILLEY

  15. Cher Monsieur,
    Le cue-bid de l’ouvreur en réponse au contre spoutnik de son partenaire revêt plusieurs significations : 1°) soit jeu régulier avec 3 cartes pour savoir si le contreur en a 5 ; 2°) soit une main trop forte pour fitter directement ; 3°) soit une main régulière forte sans arrêt ♠ ; 4°) soit un unicolore mineur trop fort pour une répétition
    Les réponses du contreur au cue-bid sont-elles « hiérarchisées », comme par exemple en réponse à la 3ème et/ou la 4ème forcing ? Merci

    • Cher ami bridgeur,
      Remarque préliminaire : je présume que vous parlez du spoutnik simple de la séquence 1♣/♦-1♠-X. La réponse à votre question est évidemment non : ce cue-bid n’est pas une question, comme la 3ème ou la 4ème forcing, C’est un début de description (la suite en révélera la signification) avec un jeu en général fort. Le contreur continue tout simplement à décrire son jeu (régulier = SA, une mineure s’il y en a une, etc.) banalement…
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  16. Cher Monsieur,
    A ma droite l’ouvreur annonce 1♣, j’ai 18H, 5 ♥ par le V et 6 ♦ très beaux, singleton à ♠ (As) et à ♣ (Roi). Je « contre » toute distribution. A ma gauche, on passe. Et mon partenaire annonce 1♠ (7H), 4 ♠, 4 ♦, chicane ♥, 5 ♣. J’annonce ma couleur : 2♦. Mon partenaire annonce ses ♣ (3♣). Nous terminons à 3♦.
    Une paire a demandé et fait 3SA. Peut on les demander avec la chicane ♥ ?
    Mais si mon partenaire avait eu une plus belle main et m’avait annoncé 4♠, comment pouvais je lui faire comprendre que nous n’étions pas fittés ?
    L’annonce d’un bicolore cher était elle meilleure ?
    En vous remerciant pour vos explications,
    Bien cordialement
    Sophie (3ème série ♥)

    • Chère amie bridgeuse,
      Votre main en Sud : ♠A ♥Vxxxx ♦ARDVxx ♣R, 18H = 22+HL.
      La main de votre partenaire : ♠xxxx ♥- ♦xxxx ♣xxxxx, avec 7H (probablement répartis entre ♠ et ♣). 22+HL.
      Le début de séquence : Est , à votre droite, ouvre d’1♣ et la suite se passe exclusivement dans votre camp, qui possède 25 points H (donc 15 dans la ligne adverse) : S X – N 1♠ – S 2♦ – N 3♣ – S 3♦ – fin.
      Votre enchère de contre est tout à fait légitime (car recommandée par le SEF), mais voyez tout de même ma remarque finale, plus loin. Votre redemande à ♦, après une réponse faible (1♠ = 0 à 7H) non forcing, signe maintenant le contre « toute distribution », donc au moins 18H, avec un beau ♦. Rappel : cette redemande n’est pas forcing. Mais votre partenaire Nord est maximum de sa faiblesse annoncée et se doit maintenant de reparler. Mais pourquoi diable, alors qu’il tient maintenant un fit à ♦ et qu’il est certain qu’il n’y a pas de fit majeur, parle-t-il de ses ♣ ? 3♦ aurait été une excellente enchère, et vous aurait (j’espère!) mené à la manche à 5♦ (voire 6♦, voir le paragraphe suivant !).
      Et quand vous avez répété vos ♦, comment Nord a-t-il pu passer avec un fit pareil, alors que vous avez annoncé 18H, donc 20HL au bas mot. Avec ses 4 cartes à ♦, Nord a maintenant 12 ou 13HLD ! Vous atteignez donc au moins 31HLD dans la ligne, largement suffisants pour demander 5♦.
      Peut-on dire enchérir 3SA ? Après l’enchère de votre partenaire à 3♣ (au lieu de 3♦ !), on peut être en effet tenté (surtout en match par paire), mais vous aurez forcément des problèmes de communication… Même si une paire a gagné 3SA, elle a été bien imprudente et tant mieux pour elle ! Avec une répartition 1-5-6-1, il faut presque toujours jouer à la couleur, ici une mineure, mais probablement tout de même moins dangereuse que 3SA. D’ailleurs, si les 7 points de Nord sont l’♣A et le ♠R, il y a 6♦ sur la table, en poussant les cartes.
      Votre question sur un partenaire qui aurait dit 4♠ : la question ne se pose pas avec un bon partenaire. En effet, il sait que vous pouvez avoir plus de 18 points et donc « toute distribution ». Il ne proposera donc 4♠ avec un saut direct qu’avec un jeu très faible (maximum 5H) et un « champ » de ♠, au moins 6 cartes. Cette enchère est une sorte d’arrêt, Nord ne voulant rien jouer d’autre. Vous ne pourriez que passer, même avec une chicane…
      Petite remarque finale : il est reconnu aujourd’hui qu’il est assez dangereux de contrer « toute distribution » avec « seulement » 18H et une courte, surtout à ♠. Vos difficultés en sont une illustration. Il aurait mieux valu, à mon sens, intervenir naturellement, en annonçant d’abord vos ♦ (1♦) puis en faisant suivre la réponse d’1♠ par la citation de vos ♥, répétés éventuellement au tour suivant (bicolore cher en réponse), signant ainsi un beau 6-5 rouge.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

      • Cher Monsieur,
        Merci beaucoup pour votre réponse bien détaillée ! Effectivement,je regarderai mieux la distribution de ma main avant de contrer avec 18H !
        A bientôt, bien cordialement.
        Sophie

  17. Cher Monsieur,
    Ouverture de 1♣, intervention du n° 2 par 1♦, le répondant dit 1♥, passe du n°4. La parole est à l’ouvreur qui dit 2♦. Que dois-je comprendre de ce cue-bid de l’intervenant ? Recherche d’arrêt ♦ ? Merci à vous.

    • Cher ami bridgeur,
      Votre question est fort intéressante. Ce cue-bid ne se conçoit qu’avec un jeu très fort, à partir de 18HL, et surtout sans meilleure enchère. 2♦ est pratiquement forcing de manche, sauf peut-être si le répondant revient à 2♥, indiquant une réponse initiale minimale (7-8HL). Ce que demande l’ouvreur, c’est de continuer à se décrire. Les réponses sont donc maintenant diverses, et vous les trouverez dans le Dictionnaire des enchères, auquel je viens de rajouter cette séquence.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  18. Cher Monsieur,
    Mon partenaire ouvre de 1♥. Intervention du n°2 par 1SA. Je n’ai pas su quoi dire…, mais de retour à mon domicile, j’ai consulté vos cours. J’ai trouvé matière à répondre quand l’intervention est à la couleur, ou bien encore par contre, mais pas sur sans atout. Je me suis alors tourné vers le dictionnaire. J’ai bien trouvé 1♣-1SA-? et 1♦-1SA-?, mais rien quand l’ouverture est une majeure. Pouvez-vous me donner quelques conseils rapides ? Merci beaucoup.

    • Cher ami bridgeur,
      Le principe pour le n°3 est exactement le même, après intervention par 1SA, qu’il s’agisse d’une mineure ou d’une majeure d’ouverture. Avec une main régulière, passe ou contre (contre à partir d’une dizaine de points). Avec une main irrégulière ET un petit espoir de manche, décrire sa main. De nombreuses conventions existent alors chez les champions (réponse en Texas par exemple, y compris le fit). Vous trouverez dans le Dictionnaire (je viens de les incorporer) les réponses naturelles et donc plus proches du SEF.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  19. Cher Monsieur,
    J’ai bien noté que les changements de couleur du n°4 en réponse à l’intervenant étaient forcing. Un peu désemparé quant aux possibles redemandes de l’intervenant, je me suis résolu à rechercher dans le dictionnaire de quoi me nourrir. J’ai trouvé comment peut répondre l’intervenant quand le n°4 a parlé au palier de 1, mais rien quand ce même n°4 fait un changement de couleur au palier de 2 ( N1♦-E1♠-Spasse-O2♣-Npasse- ?). Quid de la 2ème enchère de l’intervenant Est ?
    Pouvez-vous m’éclairer un peu ?
    Je vous remercie

    • Cher ami bridgeur,
      Votre question est très intéressante, d’autant que les choses se sont considérablement modifiées de puis le SEF 2012, qui rend la réponse 2 sur 1 du n°4 forcing (alors qu’auparavant, seuls 1 sur 1 ou 2 sur 2 étaient forcing). Je vous donne les pistes à suivre dans le cours de 4ème série « enchères compétitives » intitulé « Réponse à l’intervenant au palier de 1 (3) », réponses en l’absence de fit immédiat. Mais avant de vous lancer là-dedans (les développements ne sont pas simples), assurez-vous avant le tournoi que votre partenaire joue bien le 2 sur 1 forcing dans cette position. Sinon, faites comme avant, cela ne marchait pas si mal quand ce n’était pas forcing. Et si vous voulez être plus moderne, allez-y mais travaillez bien !
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  20. Cher Monsieur,
    Pouvez-vous me dire comment il eût fallu que j’enchérisse ? Mon partenaire ouvre de 1♠, intervention du n°2 par 2SA (bicolore mineur). J’ai en main ♠ADxxx ♥ADxxx ♦x ♣Vx soit 20HLD. J’ai cru – à tort car je viens de regarder votre dictionnaire – que ma réponse par 3♥ serait forcing, n’osant pas fitter directement mon partenaire par l’enchère de 6♠. Mal m’en a pris, mon partenaire a passé. Merci de vos conseils .
    Cordialement à vous

    • Cher ami bridgeur,
      La défense contre les Michaël précisés a beaucoup évolué ces dernières années, et je pense que c’est quelque chose de difficile à votre niveau. Vous ne pouvez réellement vous défendre avec un jeu fort que si vous vous êtes mis d’accord avec votre partenaire au préalable. L’avez-vous fait ? Aujourd’hui, le changement dans la dernière couleur est faible et non forcing, en effet. Il aurait fallu enchérir 3♣, cue-bid de la couleur adverse la moins chère, pour indiquer un jeu fort et fitté. Vous pouvez, si vous voulez vous instruire, vous reporter au cours de 1ère série, enchères en attaque, Défense contre les Michaël’s précisés. Ne sachant comment faire dans le cas présent, vous pouviez soit « planter » 6♠ (dangereux !), soit dire 5♠, enchère quantitative propositionnelle, et votre partenaire pouvait passer ou dire 6♠…
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  21. Cher Monsieur Chailley,
    En intervenant par 2♥ sur l’ouverture d’1♠, mon partenaire me promet 5 cartes et au moins 13H/14HL (SEF page 55). Dès lors que j’ai 3 cartes à ♥, je pense être en droit d’estimer trouver au moins 13H + 1D = 14HLD… et même 1 point L de plus au titre de la 5ème carte à ♥ (ce que je n’arrive pas à me résoudre à faire !).
    Le SEF page 64 dit que le cue-bid du n°4 indique 10/11H au minimum… sur une intervention mineure car l’objectif est de trouver une majeure 4ème ou un arrêt dans la couleur d’ouverture.
    Ai-je raison de penser que ce qui est vrai concernant ces 11 points sur l’intervention à 2♣/2♦ l’est aussi sur 2♥ ? Et alors comment l’intervenant doit-il m’informer de la force réelle de son intervention.
    Est elle de 13H ou plus ? Ce plus ne doit pas être bien important si on considère 12 points pour l’ouverture + 13 points pour l’intervention + 11 points pour le n°4 = 36
    En consultant le dictionnaire d’enchères compétitives, j’ai constaté que vous n’étiez pas en accord avec le SEF – est ce parce que la fiche a été construite avant le SEF 2012?
    Merci encore et toujours de vos bons conseils.

    • Cher ami bridgeur,
      Vous avez raison, l’intervention par 2♥ sur 1♠, très coûteuse en paliers, doit être très sérieuse : 11-12HL avec 6 cartes, ou 14 HL avec 5 cartes. Ceci n’apparaît pas forcément dans les cours ou le dictionnaire, où a été privilégié le cas général (intervention possible sans l’ouverture). Vous avez très bien compris le problème, et le danger de cette enchère particulière, en effet sous-estimé dans ces fiches déjà anciennes.
      Il y a plusieurs façons de demander au partenaire de continuer à se décrire : faites une enchère forcing, n’oubliant jamais, avec un jeu fort, la possibilité d’un cue-bid. Vous pouvez consulter à ce propos dans le dictionnaire la fiche 1♠-2♥-P-?.
      Bien cordialement à vous,
      Olivier CHAILLEY

  22. Cher Monsieur,
    J’aimerais votre avis : l’adversaire à ma droite ouvre d’1♣. Ma main est la suivante : ♠RV74 ♥D1076 ♦DV87 ♣2. Y aurait-il une exception à la règle : ne pas contrer avec moins de 12H en 2ème position ?
    Après visualisation des jeux, je remarque que ma partenaire avait 5 cartes à ♦ : ♦R10953, et 10H.
    Merci d’avance.

    • Cher ami bridgeur,
      Ce serait une hérésie, dans notre système, de vouloir contrer avec cette main, qui ne mérite qu’une seule enchère : PASSE. Votre partenaire, si elle avait 5 cartes à ♣ au lieu de 5 cartes à ♦, ce qui statistiquement est beaucoup plus probable (ou même 4 ♣ seulement, dans une main 4333), que dirait-elle après votre « contre » ? Et où iriez-vous ? Donc seule attitude possible, attendre et voir venir les tours d’enchères suivants, s’il y en a…
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

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