2S – Enchères compétitives

Catch à quatre

Catch à quatre

En abordant les enchères compétitives de “2ème série”, nous sommes dans le domaine de la compétition. Le sujet est encore plus vaste que celui des enchères à deux, la variété des séquences d’enchères devenant presque infinie, du fait de l’intervention de 4 joueurs au lieu de deux. La “bible” reste évidemment le Système d’Enseignement Français (SEF), qui nous a servi de guide tout au long des enseignements précédents. Mais, le nombre de séquences non décrites dans les livres étant considérable, le but sera maintenant de poser quelques repères qui permettront au joueur d’interpréter sans trop d’inquiétude chaque nouvelle enchère qu’il croisera dans sa vie de bridgeur. Toutes les enchères décrites jusqu’à présent étaient dans le SEF. Nous continuons dans le même esprit, en nous inspirant des nombreuses publications qui prennent le SEF comme point de départ : celles de Berthe, Bessis, Delmouly, Lebel, Lébely, Lévy, Quantin, Roudinesco et bien d’autres. Parfois, Kerlero et Quéran seront également un peu pillés. Le but est de rester cohérent dans la construction du système.
Choix de l’intervention (1) : Intervention à la couleur, contre d’appel.
Choix de l’intervention (2) : Contre (suite), intervention par 1SA.
Réveils simples : Principes, bicolores de réveil, réponses au contre.
Landy en réveil : Conditions, réactions du partenaire.
Interventions après passe : Simple et à saut, contre d’appel, cue-bid, à SA.
Contre indicateur entame : Enchère artificielle, contrats à SA, contre Lightner.
Ouvreur après intervention du n°4  : Passe et contre, spoutnik de l’ouvreur. 
Les contres de l’ouvreur (1) : Contre en réveil, passe “Blanche-Neige”.
Les contres de l’ouvreur (2) : Intervention en “sandwich”, après un réveil du n°4. 
Fit majeur après intervention (1) : Fits simples, cue-bids.
Fit majeur après intervention (2) : Après intervention par Contre.
Ouvreur après intervention par un 2 faible : Attention, tout n’est pas fixé ! A travailler avec son partenaire…
Lebensohl : Convention aujourd’hui remplacée par le Rubensohl.
Rubensohl : Grands principes, développements.
Défense contre le Landy : Dans l’esprit du Rubensohl.

Vous connaissez maintenant tout ce qui est nécessaire pour bien jouer au bridge. Après que vous vous serez assuré de réussir les “exercices de 2ème série“, la suite concerne la compétition au niveau excellence et national. Les compétitives de 1ère série ont été divisées en trois chapitres distincts : Les enchères du camp de la défense, les enchères du camp de l’attaque, et les enchères compétitives, où tout le monde se bat jusqu’au bout…

N’oubliez pas que vous pouvez retrouver tous ces cours dans l’Index-Dictionnaire.

Vous pouvez également retrouver de nombreuses séquences d’enchères dans le Dictionnaire des enchères, au chapitre Compétitives 

6 commentaires sur “2S – Enchères compétitives

  1. Cher Monsieur,
    Question simple sur le Rubensohl…
    Avec 10 points, sans majeure 4ème, on annonce 3SA même sans l’arrêt. Soit.
    La couleur au niveau 2 est faible. Les réponses entre 2SA et 3C sont des Texas promettant donc 5 cartes (ou même pas s’il s’agit du Texas cue-bid, annonçant 4 cartes dans une majeure). 3 Piques est naturel.
    Je me pose tout de même quelques questions :
    -Comment remplacer la proposition par 2 SA sans l’intervention, qui compterait donc 8-9H sans majeure 4ème ni couleur 5ème ? Avec et sans l’arrêt, d’ailleurs.
    -Je suppose que la réponse 3 Piques sur l’intervention est forcing malgré le fait qu’elle soit naturelle. Est-ce bien le cas ? Dans ce cas, doit-elle promettre une 10aine de points ?
    -Après une séquence du genre : 1SA-2C-3K-passe-3C, on sait que l’ouvreur n’a pas l’arrêt Cœur. Si on ne l’a pas non plus, comment continuer ? A sans atout, on est probablement cuits, et ailleurs, il est certainement risqué de jouer au palier de 4, sans aucune certitude quant à la quantité de points qu’on a dans la main, ni sur le nombre d’atouts de la couleur.
    On garde une chance raisonnable d’avoir un fit dans une mineure, qui serait un moindre mal, mais il n’y a aucune certitude, et il n’est certainement pas simple de le trouver..! Je vois bien l’ouvreur me répondre 4T, et si en face j’ai 3T et 5K je ne suis pas du tout sur d’oser rectifier (et en prime jouer de la main faible…)
    Par ailleurs, même si on a l’arrêt, mais seulement 8 points, ne sommes-nous pas justes pour jouer à sans atout ? le Stayman au niveau 3, doit-il promettre 10 points ?
    Enfin, en gros je comprends tout à fait l’idée quand tout va bien, mais je ne sais pas comment continuer si ça ne se déroule pas comme prévu.

    • Cher ami bridgeur,
      Il serait bon, avant de répondre, de connaître votre niveau de bridge. Les questions que vous vous posez prouvent que vous vous acharnez, et c’est bien pour la réflexion, pour tenter de trouver une réponse à toutes les situations. Malheureusement, cette utopie est hors de portée des systèmes d’enchères quels qu’ils soient (sinon, cela se saurait !). Les solutions préconisées ont un pourcentage de réussite statistique, sans couvrir tous les cas, loin de là. Le Rubensohl est ce qui a été trouvé de mieux, à mon sens, jusqu’à présent (plutôt mieux que le Lebensohl, qui lui est historiquement antérieur) pour faire face à une intervention contre 1SA. Mais rien ne remplace le jugement au cas par cas. Je ne peux vous faire un cours développé sur la question, car cela nous mènerait trop loin, et la littérature abondante sur la question vous permettra sûrement de vous y retrouver. Quelques pistes tout de même :
      Si vous avez 7 ou 8H, la manche est lointaine, mais votre camp est très majoritaire en points. Il faut donc presque toujours jouer en défense : laissez tomber l’idée de chercher un contrat partiel à 2SA par exemple. Vous aviez d’ailleurs plus ou moins répondu vous-même à la question ! D’ailleurs, pour de nombreux joueurs, comme Cronier, Contre est à vocation punitive avec 7 ou 8H exactement (et non un Stayman sans singleton).
      Avec un jeu plus faible et une belle longue, dites-la au niveau de 2, car votre avantage en points est moins net.
      Si vous voulez jouer absolument, vous devez posséder 9H et plus. Dans ce cas, en l’absence de fit, il faudra jouer tout de même un 3SA très dangereux si vous êtes 4333, ou bien éventuellement une manche majeure à 7 atouts. Des développements un peu sophistiqués peuvent permettre de trouver ce genre de manche.
      Si vous ne possédez que des mineures, on revient au cas précédent : même avec 9H et plus faites chuter l’adversaire plutôt que de vous acharner à chuter vous-même.
      Votre dernière question : évidemment, si vous voulez utiliser le Rubensohl au niveau de 3, 9H(L) sont nécessaires.
      En résumé : comme beaucoup de joueurs, débutants ou plus expérimentés, vous essayez trop de jouer le coup lorsque vous êtes majoritaires en points. Au contraire, profitez-en pour ramasser des contrats de chute juteux !
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  2. Cher Monsieur, Je suis en train de travailler le soutien du répondant à l’ouverture majeure après une intervention à la couleur et j’éprouve le besoin d’avoir confirmation de ce que j’ai compris de vos cours de 3ème et 2ème série. Ouverture 1C, intervention à 1P, et c’est à moi… :
    – si j’ai un fit de 3 cartes seulement , au moins 11HLD , pas de très belle mineure 5ème (ARxxx est-elle une très belle couleur ou faut-il la présence aussi de la D pour être qualifiée de TRES belle ?), dans ce cas de figure, je commence par contrer et je fitte quand la parole me revient.
    – si j’ai – OU PAS – un fit de 3 cartes, au moins 11HLD mais aussi une TRES belle mineure 5ème, je nomme cette mineure au palier de 2, puis quand la parole me revient, si j’ai le fit, je le dis et si je ne l’ai pas je dois pouvoir annoncer SA ou répéter ma mineure.
    – 1C – 1P – stop 3T/3K est un barrage avec au moins 6 cartes (moins de 10H ?)
    – et enfin, si je dis stop 4T/4K, je fais alors une enchère de rencontre qui promet une (belle ?) mineure de 5 cartes et au moins un fit de 4 cartes de force minimale de 13HLD.
    C’est vraiment un gros morceau à travailler et je ferai certainement encore appel à vous ! Merci donc.

    • Cher ami bridgeur, vous êtes dans la situation qu’il est important de travailler avec votre partenaire ! Tout ce que vous dites est exact, MAIS : certains jouent le saut simple dans une autre couleur comme enchère de rencontre (le double saut serait alors une “super-rencontre”), alors que dans mon cours (basé sur le SEF), ce saut simple est un barrage avec les points de son partenaire (remarque : plutôt avec moins de 5 ou 6H, maximum 8HL, avec davantage, 8-11HL : contre spoutnik)… Prenez soin d’en parler avec votre partenaire avant CHAQUE tournoi ! Compléments : AD1096 est déjà une très belle couleur ; les enchères de rencontre (9 cartes dans les deux couleurs) sont efficaces surtout quand la couleur 5ème est productrice de levées, évidemment…
      Bien cordialement, Olivier CHAILLEY

  3. Cher Monsieur Chailley,
    Il me semble qu’une coquille s’est glissée dans le cours “Rubensohl moderne” : le Texas “impossible” dans la séquence type est 3♦ et non pas 2♦.
    Merci pour votre travail et son partage.

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