1S – Attaque

Combat aérien

Contre-attaque aérienne

Dans la subdivision des enchères de 1ère série, nous voici dans les enchères dites d’attaque*. Cette définition couvre les enchères du camp de l’ouvreur, déclaré arbitrairement en « attaque », lorsque les adversaires, nommés la « défense*« , sont venus perturber les enchères. Bien entendu, cela ne signifie pas que le camp de l’ouvreur jouera le coup in fine. Il s’agit seulement d’analyser le point de vue de ce camp et ses réactions devant les nouvelles situations engendrées par les coups de boutoir de la défense. Ce sont des enchères qui nécessitent toujours un assez gros travail personnel, mais aussi souvent un travail conjoint avec son partenaire. Elles sont toujours basée sur le Système d’Enseignement Français (SEF), et inspirées en majorité par la lecture du Bridgeur, et singulièrement des articles de Michel Bessis et Alain Lévy.

Le Landik : Défense du camp de l’ouvreur après intervention à 1SA (= Boussole).
Extension du Rubensohl : Interventions au niveau de 3.
Défense contre l’intervention du n°4 après l’ouverture d’1SA : Intervention après Stayman (X ou couleur) ou Texas (X ou couleur).
Défense contre X du Stayman : Suite du précédent, difficulté***.
Fit majeur après intervention (1) : Après intervention sans saut à la couleur.
Fit majeur après intervention (2) : Après intervention par Contre.
Le Cachalot : Un gadget plus utile que la « collante », appelé aussi Spoutnik rotatif.
Les contres de soutien de l’ouvreur : Après intervention (ou contre) du n°4.

Défense contre les Michaël précisés : Version du SEF 2018.
Après intervention sur 2♣ FI : Interventions du n°2, ou du n°4 après réponse de 2.
Enchère de 5 à l’atout en majeure : Avec et sans intervention adverse.

N’oubliez pas que vous pouvez retrouver l’ensemble des cours du site dans l’Index-Dictionnaire.

Vous pouvez également retrouver de nombreuses séquences d’enchères dans le Dictionnaire des enchères, au chapitre Compétitives.

7 commentaires sur “1S – Attaque

  1. Cher Monsieur Chailley,
    J’ai lu avec intérêt votre fiche sur le Cachalot. Je ne comprends pas bien l’intérêt pour l’ouvreur d’utiliser l’enchère de 1♠ comme un Texas pour Sans-Atout. Cela risque de faire jouer un contrat de 1SA par le répondant alors que la convention a justement pour but de faire jouer le contrat par l’ouvreur. Par contre, je comprendrais que la séquence 1♣(♦)-1♥-1♠ permette au répondant de faire jouer le contrat de 1SA par l’ouvreur.
    Bien cordialement,
    Jean Bréfort

    • Cher ami bridgeur,
      Vous avez compris que le Cachalot est un « gadget » utilisé par quelques grands champions. les inférences sont bien plus compliquées en réalité que celles que je vous ai décrites : par exemple, on est privé du contre descriptif. Ceci dit, en « cachalot », on précise bien que l’on dit 1♠ (Texas pour SA) sans ♠ et avec un peu de jeu (14H), et qu’on dit au contraire 1SA avec un jeu plat et minimum. Ceci permet 1°) de différencier deux « zones », petites, il est vrai, mais parfois cruciales ; 2°) de faire entamer le n°4 si l’on joue SA. En effet, s’il lui prenait fantaisie d’entamer ♠, il serait dans le brouillard en ce qui concerne le répondant (♠V107 en face de ♠R8, par exemple, ou bien ♠D5 en face de ♠A2), alors qu’il sait bien que l’ouvreur est court dans cette couleur mais qu’il a les points. Bien entendu, il faut prévoir une entame dans la couleur de l’intervenant (♦/♥) aussi, avant de faire cette enchère. L’enchère d’1♠ n’est donc pas une obligation, mais un choix qui dépendra de votre jugement. Je pense que cette convention est très amusante à jouer en club avec un bon partenaire, et je l’ai adoptée avec deux de mes amis. N’oubliez pas, évidemment, d’alerter tout et de donner les bonnes explications.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

      • Cher Monsieur Chailley,
        Je trouve ce point bien étrange. En effet, le but du Cachalot est de faire entamer l’intervenant. Si l’ouvreur possède 3 cartes à ♠ et 2 cartes à ♥, je ne vois pas l’intérêt de faire jouer les SA par le répondant, ce qui pourrait conduire à une entame mortelle (et probable) ♦. Par contre, après 1♣-1♦-X-passe-1♥-passe, le répondant annonce 1♠ s’il n’a pas 4 cartes à ♠ et 1SA s’il les a. (A. Lévy, Le Bridgeur, juillet 2018).

        • Cher ami bridgeur,
          Vous trouvez un point bien étrange (« ce point »), mais je n’ai pas bien compris lequel… Je présume qu’il s’agit du dernier paragraphe, sur l’attitude de l’ouvreur. Vous remarquerez qu’on ne renvoie la balle au répondant avec l’enchère de 1♠ (niant les ♠, Texas pour 1SA) qu’avec un peu de jeu (14H au moins), et qu’au contraire avec un jeu plat, l’ouvreur reçoit au contraire l’entame, en disant lui-même 1SA, ce qui est logique si l’on n’a aucune majeure : on est censé posséder quelques cartes à ♦. Remarque : rien n’empêche le répondant de ne pas honorer le Texas, en disant par exemple 2♥, s’il a 5 ou 6 cartes… ! Texas veut dire ici : « partenaire, sans notre convention, j’aurais dit 1SA ». J’ai bien insisté sur deux points, qui sont également bien soulignés par Alain Lévy, dont le système, au passage, s’appelle Baleine bleue et non Cachalot. 1°) Je n’ai exposé que les rudiments du système, facilement applicable tel quel en club (et que j’aimerais bien voir remplacer la « collante », que je n’aime pas, vous l’aurez compris). 2°) J’ai renvoyé ceux qui voulaient en savoir plus à l’article annoncé d’Alain Lévy, qui n’est utile qu’en grande compétition, et que je résumerai peut-être un jour si j’en ai le courage, quoique le présent site, même s’il est assez complet, s’est surtout révélé utile pour les débutants…
          Bien cordialement,
          Olivier CHAILLEY

          • Cher Monsieur Chailley,
            Il s’agit effectivement de ce Texas pour 1SA. Je ne comprends pas l’intérêt de faire jouer le contrat par le répondant. Et que dire avec ♠AV84 ♥X8 ♦RD7 ♣RV53 ? 14H avec 4 cartes à ♠ et pas 3 à ♥. L’annonce de 1♠ dans le système que vous décrivez annonce bien la force mais n’est pas compatible avec les 4 cartes à ♠ et 1SA pourrait faire manquer le fit à ♠.
            Bien cordialement,
            Jean BREFORT

  2. Cher Monsieur,
    Les règles et les usages sont-ils les mêmes pour l’entame et pour la contre-attaque (ou « switch ») ?
    Merci
    Bonne journée

    • Cher ami bridgeur,
      J’avoue que votre question me déconcerte, car les situations sont tellement variées qu’il faudrait un livre entier. Tout dépend de votre plan de jeu en défense. En règle générale, les façons de faire ne sont pas les mêmes en contre-attaque (la quatrième meilleure ne sert qu’à l’entame, par exemple) qu’à l’entame. En cours de jeu, beaucoup de joueurs se sont mis d’accord pour dire que la contre-attaque d’une petite carte indique un intérêt pour cette couleur, tandis que la contre-attaque d’une grosse carte (autre qu’un honneur) dénie un intérêt pour cette couleur. Mais certains n’admettent que le retour en pair-impair…
      En règle générale, il importe que vous vous mettiez toujours d’accord avec votre partenaire sur la façon de faire ! Votre question me laisse penser qu’il a dû se produire un pataquès à votre table, que je ne peux évidemment pas résoudre ici.
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

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