2S – Enchères à deux

Patinage artistique

Harmonie à deux

En abordant les enchères de « 2ème série », nous entrons résolument dans le domaine de la compétition. La « bible » reste évidemment le Système d’Enseignement Français (SEF), qui nous a servi de guide tout au long des enseignements précédents. Le SEF est un socle sur lequel est bâti le reste du système, et notamment les développements à partir des deux ou trois premières enchères. Toutes les conventions décrites jusqu’à présent étaient entrées dans le SEF. La suite, que nous abordons maintenant, n’y figure pas explicitement. mais nous continuons dans le même esprit, en nous inspirant des nombreuses publications qui prennent le SEF comme point de départ : celles de Berthe, Bessis, Delmouly, Lebel, Lébely, Lévy, Quantin, Roudinesco et bien d’autres. Parfois, Kerlero et Quéran seront également un peu pillés. Le but est de rester cohérent dans la construction du système.

Introduction 2ème série : Commencez bien l’année, loi de Pearson.
Ouverture en 3e position (1) : L’ouverture faible en 3ème et 4ème positions.
Ouverture en 3e position (2) : Enchères sans fit, fit majeur, enchères de rencontre.
La convention Drury : Le 2♣ Drury fitté, le 2 ambigu, développements.
Inférences du Drury : Drury ou réponse directe ?, réponses fortes, intervention.
Mineures après Stayman : Conventions, le problème des .
Mineures après Texas majeurs (2) : (suite de la 3ème série) Le problème des .
Texas mineurs (1) : La théorie du singleton.
Texas mineurs (2) : Développements.
Ouverture 2SA : Développements (1) : Le Texas majeur « modulé » (suite en « 1ère série »).

Après 2SA fitté : Développements, redemandes mini-maxi, inférences.
4ème forcing (1) : Introduction, quand l’utiliser .
4ème forcing (2) : Ordre de priorité des réponses, enchère fourre-tout.
4ème forcing (3) : La quatrième forcing à 1♠.
Enchères d’essai (1) : Essai de l’ouvreur, définition, réponses.
Enchères d’essai (2) : Essai du répondant, manche ?, chelem ?.
2SA coup de frein : Demande un retour de l’ouvreur dans sa 1ère couleur.
Développements après la redemande de 2SA  : Sur les , 2SA nie les piques (SEF).
Chelem : le matériel (1) : Force nécessaire, notion de points perdus.
Chelem : le matériel (2) : Eléments à réévaluer, éléments à dévaluer.
Blackwood 5 clés : Le Roi est un As, question à la Dame.
Blackwood (autres) : Blackwood d’exclusion, et après intervention.

Tout ce qu’il y a à connaître en matière d’enchères dans le silence adverse, est maintenant engrangé. Après que vous vous serez assuré de réussir les « exercices de 2ème série« , la suite concerne la compétition au niveau « excellence ». Vous la trouverez en « 1ère série, enchères à deux« .

N’oubliez pas que vous pouvez retrouver tous les cours dans l’Index-Dictionnaire.

Vous pouvez également retrouver de nombreuses séquences d’enchères dans le Dictionnaire des enchères, au chapitre Silence adverse 

40 commentaires sur “2S – Enchères à deux

  1. Pourquoi dites-vous « les séquences 1C-1P-2SA sont un peu particulières et ne seront pas traitées » alors que ce sont celles pour lesquelles j’aimerais votre avis.
    Par ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi vous enseignez aux « débutants » des notions incomplètes (pour ne pas dire erronées) que vous êtes obligé de corriger par la suite.
    Mais je ne suis pas enseignant … pardonnez-moi !

    • 1°) Où ai-je pu dire ça, à propos de votre séquence ? Vous voulez peut-être dire : « pas traitées ici », ou « dans ce cours », ce qui n’est pas la même chose. Remarque : lorsque je réponds, ce n’est pas mon avis que je donne (je n’ai pas d’avis), mais la réponse du SEF, qui est le système exclusif présenté ici.
      2°) Vous ne m’avez pas demandé de traiter 1C-1P-2SA, vous parlez des « redemandes après 2SA », où 2SA est donc une réponse à l’ouvreur (c’est lui qui fait les redemandes). Si c’est 2SA qui est une redemande de l’ouvreur, vous me demandez en fait comment traiter la deuxième enchère du répondant, ce qui est différent d’une « redemande après 2SA » : attention au vocabulaire, qui est la base de tout. Le redemande après 2SA est traitée dans un cours, où l’ouverture est mineure, et la réponse majeure. Pour l’instant, vous ne pouvez que vous inspirer de ces cours et extrapoler lorsque la séquence est 1C-1P-2SA au lieu de 1m-1M-2SA. Ce ne devrait pas être bien compliqué et devrait couvrir la plupart des cas. Il suffit de se souvenir que le C de l’ouvreur est 5ème, sa main étant forcément 5332. Si le P du répondant est 5ème, un fit 5-3 ou une conclusion à 3SA devraient pouvoir être facilement trouvés après une 2ème enchère du répondant à 3T.
      3°) La question n’est pas traitée (pour l’instant) parce que les développements exhaustifs proposés sont compliqués, et risquent de troubler la mémoire des élèves. Ils sont donc destinés aux joueurs de compétition, qui justement cherchent à pouvoir couvrir tous les cas.
      4°) Pourquoi n’enseigne-t-on pas tout de suite l’intégralité du système ? Parce que vous ne pouvez jamais construire une maison en commençant par le toit. On commence par un système naturel, qui en une demi-heure permet de s’asseoir à une table de bridge, sans aucune notion préalable (j’ai fait l’expérience avec un élève, il y a 4 ans, dans un tournoi ; il est aujourd’hui 2ème série) : ce système naturel (SEF initiation) ne comporte aucune convention, même pas le Stayman, il est parfaitement naturel et compréhensible en très peu de temps (1/2 heure…). Ensuite, on introduit les 8 conventions de base. Il n’y a donc rien d’« erroné », il n’y a qu’une progression logique, d’ailleurs préconisée par l’Université du Bridge. Il ne peut être question de comprendre le bridge sans cette progression nécessairement lente, comme aux échecs, en tennis, en ski, ou en langues. On peut s’exprimer en français avec 80 mots de base : on n’enseigne pas aux débutants les synecdoques et les kakemphatons, les catachrèses ou les anacoluthes ! Le système complet (il est en fait nécessairement lui-même incomplet) est beaucoup trop complexe pour être enseigné sans cette logique : regardez déjà combien ce site, très incomplet, comporte de pages ! Ma bibliothèque de bridge fait près de 4 mètres linéaires, sans compter Internet et les différentes revues ! N’essayez pas d’aller trop vite, ou vous aurez des problèmes…
      Si vous avancez d’une page de cours par semaine, c’est largement suffisant, déjà presque trop, et vous permet en tous les cas de ne pas trop vous « planter », ce que vous ne manquerez pas de faire toute votre vie : même les grands champions se plantent !
      Amicalement,
      Olivier CHAILLEY

      • Je crois connaître (trop vieux pour supprimer l’accent !) un peu plus de 80 mots de français même si je confonds encore un peu les syllepses et les antanaclases, c’est vous dire si je vous remercie pour vos anacoluthes et associés. Votre réponse en plusieurs paliers me satisfait pleinement et prouve encore une fois votre compétence et votre degré de passion pour ce jeu où chaque donne est un nouveau défi.
        Merci encore et bon Socco.

  2. Bonsoir ! dans votre cours sur l’enchère d’essai, j’ai bien compris celle faite par l’ouvreur mais j’ai du mal en ce qui concerne celle du répondant. A partir de quelle force ce dernier peut-il faire une enchère d’essai à la couleur ou généralisée dans la perspective d’une manche ? merci

    • Effectivement, cette question devrait peut-être être traitée un peu mieux. Le principe est le même que pour l’ouvreur : manche possible mais non certaine. Ex : 1T-1P-2P (l’ouvreur promet 12 à 16HLD). Le répondant, avec 12 ou 13HLD doit faire une enchère d’essai avec une couleur où il cherche un complément. Avec Dxx à K, par exemple, le répondant dira 3K (alerté : enchère d’essai). Avec 12 ou 13HLD, l’ouvreur revient à 3P, avec 15 ou 16HLD, il conclut à 4P, et avec 14HLD, il regarde si les K ont un complément (Rxx par exemple) : si oui, 4P ; si non, 3P. Pour les très bons joueurs : l’enchère d’essai généralisée chez le répondant (2SA) a tendance, dans le bridge moderne, à être réservée aux mains chelemisantes (A. Lévy).
      Attention : le répondant ne doit jamais faire la faute de dire 3K pour « décrire son jeu » si la manche est certaine sans chelem (14 à 16HLD). Rappel : lorsque l’atout est connu ainsi que le niveau à atteindre, on conclut le plus vite possible (pour ne pas « téléphoner » l’entame).

  3. Cher Mr Chailley,
    Je viens de lire le cours sur la 4ème forcing. Une précision :
    – dans la page notions (3), vous dites en haut de page que si la 4F est naturelle (violent bicolore), le partenaire n’alerte pas. Comment peut-il le savoir ? D’autant plus que dans la page notions (1) , vous dites que la 4F n’indique jamais un bicolore. Merci de lever cette ambiguïté.

    • Si vous avez bien compris le fonctionnement de l’alerte (voir l’article sur la question), vous savez qu’il n’est aucunement besoin d’alerter une enchère naturelle, puisque justement elle est naturelle. Si la 4ème forcing s’alerte, c’est qu’elle est conventionnelle. Cette convention est jouée à partir de la deuxième série, et la plupart des bridgeurs de clubs ne la connaissent pas (ou pas bien !). Si vos adversaires ou vous-mêmes ne jouez pas la 4ème forcing, pourquoi donc alerter ? Je rappelle que personne n’est obligé de jouer la moindre convention…
      Ceci dit, les conventions devenues hypercourantes (Stayman, Texas) n’ont pas besoin d’être alertées, car évidentes. Dans le cadre de ces conventions, il faut alerter ce qui n’est pas habituel : si votre Stayman est hors SEF – pas de majeure 4ème obligatoire par exemple -, il doit alors être alerté. Et si par hasard 2T sur 1SA était naturel, il conviendrait d’alerter les adversaires… ce qui n’est jamais fait, car seuls des débutants enchérissent ainsi, et il ignorent ce qu’est l’alerte !
      Je rappelle que l’alerte doit être utilisée par le partenaire de celui qui fait une enchère conventionnelle ou inhabituelle, dès qu’on pense que sa signification peut être ignorée des adversaires, qui doivent impérativement (règlement+++) comprendre la même chose que vous. Il en découle que je vous recommande d’alerter TOUTES les 4èmes couleurs, forcing ou pas.
      Autre rappel : vous-même, dès que vous ne comprenez pas formellement une enchère (alertée ou non), vous pouvez, à votre tour de parole, en demander la signification au partenaire de l’enchérisseur, avant de produire votre propre enchère. Vous seriez surpris, en compétition de haut niveau, de constater que toutes les enchères ou à peu près sont alertées à chaque donne, ou bien donnent lieu à des demandes d’explications…
      Enfin, dernière remarque, et LA PLUS IMPORTANTE : comment pouvez-vous dire que le partenaire NE SAIT PAS si la 4ème couleur est naturelle ou non ?! Je vous rappelle qu’il s’agit d’une CONVENTION entre vous : vous savez quand même si vous avez passé cette CONVENTION OU NON avec votre partenaire ! Si oui, l’enchère doit être alertée (« 4ème forcing avec ou sans la couleur nommée »). Si non, inutile d’alerter, puisque la couleur, dans ce cas, existe forcément.

  4. Cher Monsieur Chailley,
    Est ouvre de 1K, en Sud j’interviens à 2T, Ouest passe, je cherche les réponses possibles de Nord sur mon enchère. Je n’ai pas trouvé cette séquence dans la littérature. Dans « réponses aux interventions en mineures », les séquences traitées sont souvent : Ouverture majeure, intervention mineure, passe du partenaire de l’ouvreur, réponses possibles.
    Merci de consacrer votre temps à nous éclairer.
    Cordialement
    Jean Yves

    • Cher ami bridgeur,
      Les différents cours sur les réponses aux interventions devraient vous inspirer la marche à suivre, sans apprendre quoi que ce soit. Ceci dit, vous trouverez la séquence exacte dans le « Dictionnaire des enchères », partie « compétitives ». Mais attention, ce n’est pas un cours, mais une simple référence, et dont toutes les réponses ne sont peut-être pas de votre niveau…
      Bien cordialement à vous,
      Olivier CHAILLEY

  5. Cher Monsieur Chailley, j’ai consulté votre dictionnaire. C’est exactement ce que je recherchais. Toutes vos propositions de réponses me conviennent parfaitement.
    Merci de votre réponse.
    Cordialement.
    JYLMT

  6. Cher monsieur,
    Je travaille avec entrain la 4ème couleur forcing et je commence à y voir clair sauf un point sur lequel j’aimerais que vous m’éclairiez :
    dans la page « notions 2 », vous dites que la priorité de l’ouvreur est avant tout de dire qu’il a 3 cartes , au besoin en fittant énergiquement au palier de 3C si la 4ème se trouvait être Carreau. OK ! Et vous poursuivez « sinon, les enchères se poursuivent, par exemple, par la répétition de la 4ème couleur » et donc dans le cas présent 4K. Si donc les enchères doivent se poursuivre, c’est que le répondant ne cherchait pas un fit différé 5/3, mais un arrêt K pour jouer SA ? Dans le cas présent, le palier de 3SA est dépassé. Alors, et c’est là aussi ma question, ne vaut -il pas mieux que le répondant passe sur 3C quand bien même n’aurait-il que 4 cartes à C, et jouer alors avec un fit 7ème ?
    Un collègue de club, à classer dans les très bons joueurs, me dit qu’en réponse à la 4ème, l’ouvreur doit donner le plein de sa main avec 3 cartes en donnant un soutien simple avec 12/14H et un soutien à saut avec 15/17H. On retrouve alors le même problème si le répondant cherchait à s’assurer de l’arrêt dans la 4ème couleur… Plutôt que de répéter sa 4ème, il me semble que jouer en fit 7ème avec 15 chez l’ouvreur et au moins 11 chez le répondant est relativement rassurant. Qu’en pensez-vous ?
    Sans doute n’aurais-je pas l’occasion de vous écrire avant le 1er janvier alors permettez moi de vous souhaiter le meilleur en toutes choses pour 2015 et de vous remercier d’être une formidable courroie de transmission du SEF.

    • Cher ami bridgeur,
      Vous avez bien compris qu’il s’agissait ici de « notions » qui ne peuvent pas couvrir tous les cas, car ce serait beaucoup trop long. Après une 4ème forcing, les enchères se poursuivent nécessairement jusqu’à la manche (sauf si la 6ème enchère ne dépasse pas 2SA). Donc, la description des mains continue. Rappel : la 4ème forcing est une enchère que l’on fait avec un jeu fort lorsqu’aucune enchère naturelle n’est satisfaisante ou forcing, elle peut donc cacher de nombreuses formes de main, et pas du tout forcément, comme vous le suggérez, une recherche de SA. Ce que j’ai voulu vous indiquer, c’est un ordre de priorité dans les réponses, alors que VOUS NE CONNAISSEZ PAS LA QUESTION. Corollaire : l’auteur de la 4ème forcing doit ANTICIPER les réponses possibles. Et, bien évidemment, les renseignements ainsi glanés peuvent tout à fait conduire parfois à jouer une manche majeure avec 7 atouts (le « trou » dans une couleur est justement détecté par la non réponse de SA de l’ouvreur). Avec un peu de pratique, vous verrez que les gros problèmes d’interprétation se posent rarement, si la 4ème a été enchérie à bon escient. Remarque : la façon de faire de votre ami (saut avec 15-17H) est évidemment possible, même si je ne l’ai pas décrite dans mes cours…
      Bonne année bridgeuse, cordialement,
      Olivier cHAILLEY

  7. Cher Monsieur,
    A votre avis, en 4ème position, préconiseriez-vous de NE PAS ouvrir de 1C avec une ouverture « normale » pour ne pas risquer d’entendre le n° 1 intervenir à 1P et donc de trouver une bonne partielle à 2P, et donc, si je dois ouvrir, que ce ne soit QUE de 1P dès lors bien entendu ou la loi de Pearson est vérifiée ? Et si vous pensez qu’il serait quand même préjudiciable de ne pas ouvrir de 1C dès lors que j’ai l’ouverture, mon partenaire doit donc alors comprendre que j’ai une « vraie » ouverture, et donc pas de Drury, lequel serait alors réservé uniquement à l’ouverture P (en 4ème position s’entend). Merci de vos bons conseils.

    • Votre question est assez confuse. Si j’ai bien compris, vous voulez, en 4ème position, utiliser la loi de Pearson uniquement pour les P et donc n’ouvrir d’1C que des mains de 13HL minimum, rendant superflue l’utilisation du Drury sur 1C. C’est une question que vous pouvez discuter avec votre partenaire, mais c’est bien compliqué et probablement inutile. Vous avez compris qu’en 4ème position, il ne s’agit plus de « barrer » personne et le seul souci est de ne pas ouvrir « pour les adversaires ». Avec des mains limites, avec lesquelles vous hésitez, il vous faudra, pour ouvrir en 4ème position, un nombre minimum de piques, et selon la règle des 15, le nombre de vos points d’honneurs ajouté à votre nombre de piques devra être au moins égal à 15 (Loi de Pearson). Mais Pearson n’a jamais dit qu’on devait ouvrir d’1P ! Avec P-D1065 C-AV1063 K-V2 T-R2, la Loi de Pearson vous permet d’ouvrir… d’1C ! En effet, la somme des points et des P atteint 15. Et avec vos 4 cartes à P, vous êtes à peu près à l’abri d’une riposte à P des adversaires.
      Cordialement, Olivier CHAILLEY

  8. Bonjour….c’est vrai que j’ai été plutôt confus…..mais vous avez su  » décoder  » et être clair dans votre réponse qui a levé toute ambiguité ….merci à vous …..bon dimanche …..

  9. bonjour
    question sur le texas en mineure bien compliqué.
    après 1SA un texas en mineure 5T et 5C annonce d’abord les Trèfles avec 2P, l’ouvreur répond s’il bien fitté 2SA ou 3T mauvais fit, alors que fait répondant? s’il répond 3K annonce son bicolore en mineure l’ouvreur ne serra plus le joueur à K

  10. Monsieur Chailley,
    La situation est la suivante :
    Ouverture de 1 SA dans le silence adverse (15 à 17H). Le répondant possède un bicolore 5-5 de rangs différents : ex : 5C – 5T ou 5P – 5 K. Quelle réponse donner à l’ouvreur selon son nombre de points ?
    Cordialement,
    D. Thomas

    • Cher ami bridgeur,
      Je crois que la réponse se trouve à la fois dans vos cours et dans la logique. On commence par le Texas le plus cher, puis on annonce l’autre couleur du bicolore, que l’on répétera au besoin sauf si l’ouvreur conclut à 3SA ou au fit dans une de vos deux couleurs (il est automatiquement fitté dans l’une des deux). Les fourchettes de points HL sont toujours les mêmes et ne dépendent que de la table de décision bien connue… 0 à 7HL, Texas majeur et passe. 8HL, zone de proposition limite : il est justifié d’annoncer la 2ème couleur, puisque le fit, certain dans l’une d’elles, vous permettra de revaloriser votre jeu de 3 points au moins. De 9 à 15HL, zone de manche, 16HL et plus, zone de chelem.
      Bien cordialement et bridgeusement,
      Olivier CHAILLEY

  11. Bonjour M.CHAILLEY,
    Tout d’abord , bravo pour votre site. Je m’y réfère très souvent, notamment parce que vous restez dans le SEF.
    J’ai une question concernant votre page sur le Blackwood 5clés. Vous écrivez dans le tableau :
    5SA= 1 clé et une chicane «utile».
    6x= 2 clés et une chicane, x étant la couleur de la chicane si celle-ci est moins chère que la couleur agréée. Dans le cas contraire, on fera l’enchère de 6 trèfles.

    Or , dans le SEF 2012, il est plutôt écrit le contraire:
    5SA= 2 ou 4 clés et une chicane présumée «utile».(avec 0 clé, répondre 5T)
    6y= 1 ou 3 clés et une chicane dans la couleur annoncée, si elle est inférieure à la couleur d’atout.
    6 atout agréé = 1 ou 3 clés et une chicane plus chère que la couleur d’atout.

    • Cher ami bridgeur,
      Vous avez parfaitement raison. Cette « fiche », assez ancienne, avait été introduite dans le site à la suite d’un article de « Bridgerama », je crois. Elle sera bientôt mise en conformité avec le SEF 2012.
      Bien cordialement et bridgeusement,
      Olivier CHAILLEY

    • Vous pouvez vous reporter aux cours sur les chelems : le matériel. Ce n’est, une fois de plus, qu’une question de pure logique. Une chicane en face d’une couleur annoncée par votre partenaire sera le plus souvent « nuisible » (points perdus probables), alors que dans une couleur non annoncée, ou annoncée par les adversaires, elle sera évidemment « utile ».
      Bien cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  12. Cher Mr CHAILLEY,
    Je reviens vers vous avec des questions plein la tête, à propos de la 4ème couleur forcing ! Et plus précisément à propos de ses conditions d’utilisation (en force)
    et de certains de ses développements…
    Imaginons que SUD (donneur) ait ouvert de 1♣ puis ait redemandé 1♠ après une 1ère réponse d’1♥ de son partenaire (tout ça dans le silence adverse bien sûr). En fait, ma partenaire (et épouse) possédait en NORD la main suivante : ♠R52 ♥RV986 ♦A ♣9763.
    Du « haut » de ses 11H et de ses cinq cartes à ♥, elle a annoncé 2♦, en 4ème couleur forcing économique, en recherche d’un fit 3ème à ♥ chez moi. Je lui ai donné raison, mais la suite des enchères (et de mes réflexions) semble nous donner tort : ayant trois cartes à ♥ et une ouverture banale, SUD a répondu 2♥.
    La 4ème forcing étant auto-forcing (est-ce exact ?), NORD devait reparler ! Si NORD annonce 3♥, cette enchère est (j’imagine) plus forte que celle de 4♥, puisque la situation est devenue forcing de manche (règle D’ALAIN LEVY), et donc 3♥ devient une enchère chelemisante (est-ce exact ?) et non pas « propositionnelle non forcing » (est-ce exact ?). Le problème, c’est que 11H chez NORD et 12 H chez l’ouvreur ne feront jamais les points d’une manche. Et donc annoncer 4♥ n’est pas non plus raisonnable !
    Fallait-il donc que NORD annonce « 2SA non forcing » après la réponse « positive » de 2♥ à sa 4ème forcing ? Et plus généralement, quelle signification donne-t-on à cette enchère de 2SA dans cette séquence ?
    Vu les « culs de sac » où semble conduire cette 4ème forcing, fallait-il une force de 12 ou 13H (et non pas 11) pour la produire ? Mais alors, à défaut de 4ème forcing, que devait annoncer NORD ? Annoncer 2SA (propositionnel de 3SA) ? Malgré la distribution irrégulière et les cinq cartes à ♥, mais avec la « force juste » (11H) et l’arrêt ♦ par l’As (mais sec…), annoncer 2♣ « mollasson » avec seulement quatre cartes à ♣ et tout de même 11H, alors que l’ouvreur peut ne posséder que trois cartes à ♣ (c’est pourtant ce que semble suggérer le SEF, page 34… mais même avec 14H j’imagine mal l’ouvreur oser reparler sur cette enchère bien peu engageante…) ?
    Avec cette main en SUD : ♠A643 ♥754 ♦R65 ♣AV82, comment les deux joueurs doivent-ils enchérir et comment peuvent-ils s’arrêter à une partielle ?
    En espérant avoir été clair, et ne pas vous avoir assommé par cette avalanche de questions, et surtout en vous souhaitant un Noël bien joyeux, et un réveillon bien festif !
    Amicalement,
    Mr CAPLIEZ

    • Cher ami bridgeur,
      Vous avez produit de très bonnes enchères et il n’y a donc pas grand-chose à dire. Cependant, dans vos réflexions, qui prouvent que vous cherchez effectivement à « comprendre le bridge », il y a quelques points effectivement à préciser. Votre problème :
      Nord : ♠R52 ♥RV986 ♦A ♣9763
      Sud : ♠A643 ♥754 ♦R65 ♣AV82
      Sud – Nord
      1♣ – 1♥
      1♠ – 2♦
      2♥ – ?
      Préambule : Je ne vois dans votre message que des points H, or il faut compter en points HL en toute circonstance. Ici, Nord a 11H mais bien 12HL (important !). Lorsque le fit lui est donné, il a maintenant 14HLD, et donc la valeur d’une ouverture. Ouverture + ouverture = manche. On doit nécessairement aboutir à 4♥, ce que vous avez fait, et c’est TRES BIEN. Il est vrai que la main de l’ouvreur est tellement laide (elle a d’ailleurs 14 cartes…) qu’il aurait pu dévaluer sa main d’un point. Si quelqu’un a annoncé plutôt trop fort, c’est donc lui.
      Remarques et réponses à vos questions :
      1°) la 4ème forcing économique n’est pas auto-forcing (exemple : après 2SA en réponse à la 4F, on peut passer). Seules les réponses « positives », comme ici 2♥, sont forcing. Après 2♥, la 6ème enchère (la 3ème du répondant) à 2SA n’aurait pas non plus été forcing, mais ici, un 2SA de Nord ne convient pas du tout, car cette enchère aurait indiqué un jeu régulier avec 4 cartes à ♥ seulement, et non un magnifique 5431. Nord doit conclure à 4♥.
      2°) La réponse de 2♥, par l’ouvreur, à la 4ème forcing va de 13 à 15HLD (ici, vous n’en avez, exceptionnellement, que 12 !). Comme la 3ème forcing peut se faire avec 11HL, il faut pouvoir proposer la manche de manière non forcing. Je pense donc que 3♥ est une proposition limite plutôt qu’un encouragement au chelem, que l’on peut initier de bien d’autres manières. 3♥ est donc moins fort que 4♥ (enchère qui devait être produite, je le répète, ici).
      3°) Vous dites que 11H chez Nord et 12H chez l’ouvreur ne font jamais les points d’une manche. Je crois que c’est là que vous vous trompez le plus, et c’est pourquoi je vous invite à TOUJOURS repenser en HL, en HLD, en levées gagnantes, en perdantes, etc. Allez donc regarder, à la lettre C de l’Index-Dictionnaire, la donne du Duc de Cumberland (cliquez), dans ce site : 6H en Sud, 0H en Nord, et l’on gagne le contrat de 7♣.
      4°) 4♥ est ici, contrairement à ce que vous pensez, le contrat RAISONNABLE. Un contrat est annoncé avec des considérations statistiques, et, avec 27HLD (il est vrai que vous n’en avez que 26, mais ici, c’était indétectable, sauf à passer initialement avec votre vilain jeu), on a à peu moins d’une chance sur 2 de le gagner. Donc, on doit chuter une fois sur 2, même les champions. Ces 27HLD suffisent pour, à la longue, être gagnant, car la chute coûte 100 à 500 points (les mauvais jours), et le gain 400 à 600 points. D’ailleurs, il arrive que l’on chute avec 32HLD dans la ligne ! Est-ce qu’on se plaint, ce jour-là ?
      En conclusion, la 4ème forcing était ici bien employée (je pense que vous avez vu les 3 cours sur la question), et vous êtes arrivés au bon contrat, qui aurait été le « par » de la donne dans un tournoi de bon niveau : 4♥ moins 1 ou moins 2 (gagnant avec les ♠ 3/3 et la ♥D placée = 18% de chances de gagner). Au bridge, on ne peut pas faire mieux : gagner « à tous les coups » n’est pas possible.
      Bien cordialement et bridgeusement vôtre,
      Olivier CHAILLEY

      • Un grand et sincère merci pour toutes ces réponses détaillées et instructives !
        Et c’est vrai qu’on devrait accepter que soient annoncées des manches ingagnables
        avec des enchères respectueuses du SEF …
        Désolé pour la 14ème cartes de Sud
        ( on a beau se lire et se relire et se rerelire avant de cliquer sur « envoyer » … ).
        La main de Sud était bien sûr : ♠ Axxx ♥ xxx ♦ Rx ♣ AVxx
        Je m’étais d’ailleurs dit :
        « 12H, c’est faible, mais avec deux As, et quatre cartes à ♠ , et une distribution non 4333 … y’a plus laid encore ! »
        J’ai deux étonnements tout de même si vous me le permettez
        par rapport à vos explications :
        1°) vous semblez déroger à la « règle de la 6ème enchère »
        en considérant la surenchère à 3♥ de Nord ( enchère qui dépasse 2SA ) comme non forcing …
        2°) j’ai du mal à imaginer pour quelles motivations un joueur en Nord
        aurait utilisé la 4ème forcing avec une main régulière sans cinq cartes à ♥ ,
        si il possède lui-même l’arrêt ♦ lui permettant d’annoncer 2SA …
        Car alors, pourquoi ne pas avoir annoncé 2SA directement après la redemande à 1♠ de l’ouvreur …
        3°) Dernière interrogation : Dans le cadre du tournoi par paires,
        situation où on ne recherche pas à annoncer des manches trop tendues,
        doit-on se montrer plus prudent et modéré en enchères, quitte à minorer ses annonces ?
        Par exemple, en TPP, ne pas ouvrir en Sud …
        Ou encore, attendre d’avoir 13 HL pour produire une 4ème forcing …
        Allez , promis : après tout ça, j’vous embêterais plus … j’attendrais 2016   !
        Mr CAPLIEZ

        • 1°) Cette manche n’est pas « ingagnable » (vous êtes incorrigible !), le pourcentage de réussite est 10% au-dessous du pourcentage prévisible de réussite (45% environ) parce que la main de l’ouvreur est très laide et mérite probablement 1 point d’évaluation en moins (les chances varient d’un peu moins de 15% par point). Aucun système au monde n’aurait pu éviter 4♥. Cela aurait d’ailleurs été une bêtise, comme déjà expliqué. Tous ceux qui gagnent tous les contrats NE SAVENT PAS JOUER AU BRIDGE, puisque les points sont calculés pour un pourcentage de réussite de 50% environ : on DOIT donc chuter une fois sur deux (bis repetita…) avec exactement 27HL. Et puis d’ailleurs, ici, le contrat gagne sur la place de la D♥, avec les atouts 3-2 (on perd 2 ♣ et l’A♥, après avoir défaussé un ♠ sur le ♦R). Le contrat est donc à un peu moins de 50%, que voulez-vous de mieux ? Relisez soigneusement mon premier commentaire…
          2°) En effet, ici, la 5ème enchère est forcing (2♥), la 6ème enchère est une enchère qui « zone » la main, tout en confirmant le fit, qui n’avait pas été encore donné. Toute autre enchère serait évidemment forcing. Il est vrai qu’Alain Lévy, propose, pour les joueurs de compétition, une règle légèrement différente (à travailler AVEC votre PARTENAIRE, ou à ignorer).
          3°) De très nombreuses mains utilisent la 4ème forcing comme demande de description, sans posséder 5 cartes à ♥. Par exemple, recherche d’un arrêt pour SA. Bien entendu, l’ouvreur moussaillon n’en sait rien et doit se contenter de répondre aux questions dans l’ordre de priorité.
          4°) Quant au tournoi par paires, n’essayez pas, à votre stade, de le différencier du tournoi par quatre. Vous ne pouvez qu’aller au devant de gros ennuis. Comment allez-vous trouver un partenaire qui comprendra que quand vous êtes en match par paires, vous jouez d’une façon (il devra alerter) et en match par quatre d’une autre…? Votre partenaire est-il prêt à passer DES HEURES sur cette question ?
          Bien cordialement, et bonne fêtes de fin d’année,
          Olivier CHAILLEY

  13. Cher Monsieur, Confirmez-vous que la réponse par 1SA sur une ouverture majeure en 3ème position conserve son caractère d’enchère « poubelle » ? Merci.

    • La réponse figure dans le cours sur le Drury. Que vous jouiez les ouvertures faibles en 3ème ou non, 1SA est évidemment une enchère poubelle (quoi d’autre ?). La seule différence, c’est que si vous jouez le Drury, elle peut aller jusqu’à 11H et non 10 (alerter+++). Cordialement,
      Olivier CHAILLEY

  14. Cher Monsieur,
    Suite à quelques incompréhensions sur les enchères d’essai avec ma partenaire lors de notre précédente compétition, j’ai souhaité réviser cette notion en rassemblant différentes sources.
    Sur vos fiches, vous estimez que l’enchère d’essai montre une couleur de 4 cartes où un honneur est présent dans le but de trouver une bonne couleur secondaire voire un fit 4-4.
    Sur le site adeliebridge, il est indiqué que l’on utilise l’enchère d’essai à la couleur lorsqu’une couleur nous fait peur (3 perdantes) et que l’on souhaite savoir si notre partenaire contrôle celle-ci afin d’éviter de perdre 3 levées dès l’entame.
    Enfin, sur le site webridge, il est indiqué que l’enchère d’essai montre une courte afin de demander à son partenaire de dévaluer la valeur des honneurs présents dans cette couleur ou de valoriser son jeu s’il ne possède rien dans cette couleur.
    On peut donc trouver 3 idées différentes derrière la notion d’enchère d’essai qui ont, je pense, chacune des avantages mais, dans un but d’uniformisation, je me demande laquelle est la plus répandue, la plus utile et enfin la plus pertinente.
    Merci pour votre réponse.
    Pour info, je me base sur les ressources suivantes :
    http://www.adeliebridge.fr/enchere-d-essai/
    http://www.webridge.fr/11/111_02_lafourcade.htm

    • Cher ami bridgeur,
      Comme toujours, le seul fait que plusieurs conceptions existent montre qu’aucune n’est complètement satisfaisante. Historiquement, en France, c’est la version weBridge qui se jouait, jusque dans les années 1980 : on cherchait la couverture d’une courte. L’évolution s’est faite ensuite progressivement, et c’est ce qui prévaut aujourd’hui, vers la recherche d’un complément d’honneurs dans une couleur de 3 ou 4 cartes, permettant à un honneur isolé (et donc très menacé) de reprendre de la couleur. Le nombre de cartes dans la couleur de l’essai importe peu : l’exemple d’adeliebridge avec trois perdantes est bien sûr correct, mais les couleurs de 4 cartes peuvent aussi être utiles. Dans la réalité de la table, le choix de la couleur de l’enchère d’essai est en fait le plus souvent limité, avec le choix entre deux couleurs ou SA (enchère d’essai généralisée). Le nombre de cartes est le plus souvent de 3 ou 4, mais peut se réduire à 2. Choisissez la couleur où vous souhaitez un complément.
      Lorsque l’adversaire vous demande une explication d’enchère sur cette enchère d’essai, il n’y a que deux possibilités : « enchère dans une courte » (version weBridge) ou bien « recherche de complément avec 3 ou 4 cartes, parfois 2 ». C’est cette dernière que je vous recommande de jouer avec votre partenaire.
      Complément final à cette très intéressante question : il y a bien des circonstances, notamment en compétitives, où l’on n’a pas le choix : il ne reste qu’une couleur pour une enchère d’essai. Dans ce cas, elle peut par la force des choses être courte… Et même, dans certaines séquences que vous rencontrerez, il n’y a plus de couleur du tout ! Dans ce cas (compétitives), c’est un Contre qui sert d’enchère d’essai. Mais la question posée au partenaire est toujours la même : « Etes-vous mini ou maxi ? Et si vous n’êtes pas sûr, avez-vous un complément ? ».
      Bien cordialement à vous,
      Olivier CHAILLEY

  15. Cher Monsieur Chailley,
    Dans la page « OUVERTURE EN 3ème ET 4ème POSITION (1) », la main présentée dans le premier exercice ne comporte que douze cartes (5 ♠, 2 ♥, 3 ♦ et 2 ♣), sauf erreur de ma part.
    Très cordialement,
    Jean Bréfort

  16. Cher Monsieur Chailley,
    Dans la page « DEVELOPPEMENTS SUR L’OUVERTURE DE 2SA (1) », vous avez écrit : « Principe : La réponse au Texas majeur (4♦/♥) est de trois sortes selon le nombre de cartes ». Le niveau devrait être 3 et non 4. Bien cordialement,
    Jean Bréfort

  17. Cher Monsieur Chailley,
    Ma question concerne l’emploi du Texas modulé et plus spécifiquement le cas d’un bicolore de chelem 5♥/5♠. Si, quelle que soit la couleur qu’on a choisi d’annoncer, l’ouveur répond 3SA, on sait que le fit est dans l’autre majeure, mais comment l’annoncer sans risquer un passe de l’ouvreur. La seule solution que je vois est de faire le Texas pour les ♠ en premier puis annoncer 4♥, on ne pourra pas annoncer les contrôles mais l’ouvreur peut dire 4♠ conventionnellement pour permettre que le répondant puisse poser le Blackwood.
    Ai-je raison ou bien ai-je raté quelque chose ?
    Bien cordialement,
    Jean Bréfort

    • Cher ami bridgeur,
      Lorsqu’on possède un bicolore 5-5 majeur de chelem en face d’e l’ouverture de 2SA, ce n’est plus le Texas modulé qu’il faut jouer, mais le classique et conventionnel 4♦ (voir dans le Dictionnaire des enchères, Silence adverse, la fiche 2SA-?). Maintenant, dès le fit connu, vous connaissez le total des points HLD à un point près. A partir de 34+HLD, vous envisagez le chelem (en dessous, passez !), mais vous n’avez plus la place, en général, pour annoncer un contrôle du 2ème tour. Alors, soit vous plantez le chelem (le plus fréquent), soit vous annoncez un contrôle du premier tour en mineure au niveau de 5 (à ce niveau, tous les contrôles sont du 1er tour) pour indiquer votre désir de chelem, en espérant en réponse le contrôle du premier tour qui vous manque. Vous pouvez enfin, à la limite, annoncer vous-même le Blackwood.
      Vous touchez ici du doigt l’inconvénient de commencer les enchères au niveau de 2, ce qui réduit l’espace que l’on a pour s’exprimer. Mais, comme vous voyez ci-dessus, on n’est pas ici complètement démuni tout de même…
      Bien cordialement à vous,
      Olivier CHAILLEY

      • Cher Monsieur Chailley,

        Je vous remercie pour votre réponse très claire, comme d’habitude. Cependant, entre temps, j’ai trouvé dans votre cours de première série qu’après la séquence 2SA-3♥ suivie d’une réponse de 3♠ ou de 3SA, l’enchère à 4♥ du répondant indique un bicolore de chelem (ce que j’avais imaginé). Mais, effectivement, l’enchère à 4♦ fonctionne aussi puisqu’elle est forcing et, après réflexion, meilleure. J’ai un peu plus de mal à comprendre l’intérêt de la séquence 2SA-3♥-3♠-4♥ puisqu’on a déjà trouvé le fit à ♠. Bien entendu le fit à ♥ peut s’avérer meilleur mais cela suppose que l’ouvreur le dise et cela risque de faire monter les enchères un peu trop vite. Restons en donc à 2SA-4♦.
        J’avais déjà remarqué l’inconvénient des ouvertures fortes au niveau de 2. Il est plus facile de trouver des annonces quand les deux mains ont des valeurs équivalentes, mais on n’a pas vraiment le choix.

        Bien cordialement,
        Jean Bréfort

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