Actualité du site (3)

actualitesChers amis bridgeurs et lecteurs,

« Comprenez le bridge » a maintenant près de 4 ans, et attire maintenant un nombre de lecteurs devenu constant : entre 600 et 1000 pages sont lues chaque jour, correspondant à plus de 150 visiteurs quotidiens, qui lisent en gros 5 pages chacun. Le travail de mise à jour, d’actualisation, de comblement des vides, continue pendant ce temps d’être effectué de ma part, mais à un rythme maintenant plus lent. Le dialogue avec les lecteurs reste primordial, et représente aujourd’hui une bonne partie du travail.

LES QUESTIONS QUE VOUS M’ADRESSEZ :

Je m’efforce toujours d’y répondre rapidement, dans les 24 heures. Bien souvent, le site étant maintenant assez complet, on pourrait en réalité y trouver la réponse à ses questions, lorsqu’elles sont d’ordre général. Il est vrai qu’il faut se familiariser avec l’ordre des cours, les Dictionnaires et les différents moyens de trouver le sujet demandé (contrôle-F). Rappel : ce site défend le SEF, et les réponses sont donc toujours orientées dans le sens SEF (Système d’Enseignement Français et développements). Il est inspiré également de la lecture du Bridgeur, qui reste toujours dans l’esprit de l’Université du Bridge de la Fédération Française de Bridge.

Si possible, lorsque vous m’écrivez, précisez-moi votre niveau, de façon à ce que je puisse adapter ma réponse. Cette demande réapparaît à chaque « Actualité du site », car de nombreux lecteurs ne le font pas… La « philosophie » à suivre n’est pas la même selon que l’on a ou non une grosse expérience du jeu…

LES COURS ET EXERCICES :

Les cours sont au nombre de près de 240, dont plus de 120 pour les enchères, et plus de 110 pour le jeu de la carte. Il faut y rajouter près de 50 pages d’exercices de tous niveaux. Je pense qu’aujourd’hui, les cours pour débutants, 4ème et 3ème série sont en nombre suffisant pour une progression satisfaisante. Quelques cours peuvent être encore ajoutés en 2ème et 1ère série, mais ce sera au « compte-gouttes ». Par ailleurs, si un sujet inexistant ou peu développé vous paraît devoir être abordé ou précisé sous forme de cours, dites-le moi. Je tâcherai de vous satisfaire.

L’INDEX-DICTIONNAIRE :

L’Index-Dictionnaire a été étoffé, et devient assez complet (rappel : il est cité dans Wikipedia en deuxième position derrière celui de Georges Versini (1968)). Ce dictionnaire est aussi un index des cours. Mais attention : le niveau des cours n’est que rarement indiqué dans l’Index-Dictionnaire. Assurez-vous, avant de l’apprendre, qu’il correspond à votre niveau, et que vos connaissances préalables permettent de l’assimiler : pour cela, retrouvez sa place dans le menu principal. Bien entendu, ce Dictionnaire reste surtout utile en ce qui concerne les termes techniques du bridge.

LE DICTIONNAIRE DES ENCHERES :

L’élaboration de ce dictionnaire continue, et le nombre d’entrées a beaucoup augmenté depuis la dernière « Actualité du site ». On y trouve déjà plusieurs milliers de séquences. De nombreuses séquences ont été rajoutées à la suite de vos questions d’enchères, lorsque la séquence étudiée n’y figurait pas. Mais évidemment, un tel Dictionnaire ne sera jamais terminé… Le SEF reste bien entendu l’ouvrage de base, ainsi qu’assez souvent les articles du Bridgeur. Les dictionnaires des enchères de Philippe Brunel et Catherine Sarian (silence adverse, 2001), ainsi que de Hervé Pacault et Philippe Brunel (enchères après intervention, 2004) restent mes ouvrages de référence, même si quelques séquences se sont modifiées depuis leur publication.

LES ARTICLES :

Jusqu’à présent, 41 articles ont été publiés (en moyenne, donc, un par mois depuis l’ouverture du site), et sont facilement retrouvés dans la colonne de droite, dans les rubriques Articles récents, Catégories ou Archives. Ce sont des réflexions données au « fil de la plume », sur des sujets variés, mais qui n’ont pas la vocation à être des cours. Il me semble que la lecture de ces articles devrait bénéficier tout de même à de nombreux lecteurs, leur but étant souvent de « remettre les idées en place ». Le prochain article devrait être une suite des réflexions déjà entamées sur les chelems, la recherche de ceux-ci constituant un des chapitres les plus passionnants de notre jeu.

LA PUBLICITE :

Pendant quelques temps, des encarts publicitaires apparaissaient à certains endroits de ce blog. J’ai fini par y renoncer, et vous n’en voyez donc plus. Si un jour, je devais vraiment être rémunéré pour ce travail, ce serait selon un système « Wikipédia » de donateurs bénévoles. En tout état de cause, ce site reste et restera gratuit.

LES LIENS ET LES INFOBULLES :

Depuis quelques mois, je me suis efforcé de rajouter de nombreux liens, qui renvoient soit à un autre lieu du site, soit à un article externe (souvent Wikipedia). Tous les mots soulignés renvoient normalement à ces pages. De même, la lecture peut parfois être légèrement alourdie par des Infobulles, qui sont en fait peu nombreuses, mais importantes à connaître !

L’AVENIR :

Il y a actuellement plus de 500 lecteurs abonnés. Cet abonnement ne sert qu’à être informé par mail qu’un nouvel article est arrivé. Mais il est gratuit, et ne présente, je crois, aucun inconvénient. Alors, abonnez-vous, même si les articles sont devenus aujourd’hui rares : il faut bien dire que ce blog tourne maintenant tout seul… Mais je reste attentif à vos questions, et vous souhaite plus que jamais une excellente progression dans notre jeu.

Cordialement et bridgeusement vôtre,

O. C.

Version imprimable de cet article : cliquez ici.

En route vers le chelem

Chevaliers table ronde

Les Chevaliers de la Table Ronde autour du Graal

Qui d’entre nous bridgeurs ne s’est trouvé dans la situation intolérable d’avoir perdu un match, qui pourtant se déroulait bien jusque là, à cause d’une seule donne maudite, celle où une manche bien confortable était sur la table, mais où, mû par une pulsion irrésistible, un chelem a été demandé et lamentablement chuté, alors qu’à l’autre table, l’équipe s’était arrêtée à la manche. Pire, on avait annoncé 6, chutés, alors que 6SA étaient sur la table. Dans l’autre salle, 4 étaient joués, réussis avec une levée de mieux. Dans ce genre d’aventure, 26 imps changent de main (13 de perdus, plus 13 de manque à gagner). On appelle cela un « swing ». Combien de donnes partielles faut-il gagner maintenant pour compenser ce seul jeu perdu ? En 14 ou 16 donnes, c’est une mission presque impossible (en match par 4 : bien entendu, la situation est beaucoup moins catastrophique en match par paires, où le pire qu’il puisse vous arriver est un « zéro », qui ne coûte « que » 3,8% sur les 100% du tournoi)… Lire la suite

Le tournoi par paires

Richard coeur de lion contre Saladin

Joute entre Richard Cœur de Lion et Saladin, d’après un manuscrit anglais de 1314

La forme de tournoi la plus fréquemment jouée, parmi vous, fidèles lecteurs, est très certainement le tournoi par paires, qui est la modalité à peu près unique des tournois dits de « régularité ». Or, comme vous le subodorez peut-être, familiers que vous êtes du SEF (« Système d’Enseignement Français »), votre système d’enchères, ainsi que votre jeu de la carte sont délibérément, selon cet enseignement, conçus dans l’optique du match par quatre. Comment se fait-il ? Les deux modes de bridge sont-ils si différents ? Est-il essentiel de changer de méthode ou au moins d’esprit selon que l’on joue en paires ou par quatre ? Sans vouloir répondre de manière définitive, je voudrais vous donner simplement quelques orientations utiles. Lire la suite

Réflexions sur le réveil

Natoire Réveil de Vénus

Charles-Joseph Natoire (1700-1777), Le Réveil de Vénus (1741)

Une longue expérience des clubs et notamment des matchs par paires montre que la notion de réveil est extrêmement mal appréhendée. Le réveil est pourtant une des situations les plus importantes à connaître, et aussi très souvent des plus confortables. La définition même du réveil est parfois incomprise. Le joueur n°4 qui doit prendre la décision, après trois « passe », d’ouvrir ou non n’est pas à proprement parler en réveil. Il doit simplement décider de jouer ou de remettre les cartes dans l’étui. Par parenthèse, si cela se produit dans un tournoi à la première table, il est rigoureusement interdit de redonner sous prétexte, par exemple, qu’« on est là pour jouer ». En effet, les critères d’ouverture ne sont pas les mêmes pour tout le monde… Lire la suite

Contre : appel ou punitif ? (1)

Contre au football

Au football aussi, le contre est payant

« Contre », abrégé de « je contre », est, dans la règle du bridge, une enchère punitive qui double les points et les levées d’un contrat réussi, et qui sanctionne sévèrement les contrats chutés. Cependant, depuis longtemps, on s’est rendu compte que contrer ne servait à rien dans de très multiples circonstances, par exemple directement derrière une ouverture. On a donc « récupéré » ces contres pour en faire des conventions. Lire la suite

Actualité du site (1)

Contenu blogChers amis bridgeurs et lecteurs,

Ce site (ou « blog ») a maintenant un an et demi d’existence (je l’ai ouvert en janvier 2013), et il semble avoir atteint sa vitesse de croisière. C’est vous, lecteurs, qui le faites vivre, et il me paraît bon d’y consacrer un petit article, sous forme de « lettre aux lecteurs », pour vous donner des nouvelles de son fonctionnement. D’ailleurs, je sens la frustration des abonnés, qui s’attendaient (et s’attendent toujours, vraisemblablement) à une publication au moins mensuelle d’un nouvel article, devant l’absence de nouvelles depuis quelques mois : le dernier article, « Forcing ou non forcing (2) » date du 23 mars dernier ! J’avoue que je vous ai un peu laissé tomber, pris par d’autres obligations, notamment musicales, comme en témoigne l’en-tête du site, représentant le thème de l’Art de la Fugue de Jean-Sébastien Bach (1685-1750). Mais je ne vous oublie pas. Lire la suite

Forcing ou non forcing (2)

Forcing ou non forcing

Forcing ou non forcing ?

Dans votre vie de bridgeur, vous rencontrerez d’innombrables situations où la notion de forcing-non forcing intervient. Nous avons, dans un article précédent, évoqué le point de vue du partenaire qui entend l’enchère de son vis-à-vis : est-elle forcing ou non forcing ? la réponse devrait pouvoir venir maintenant sans trop de difficulté. Lire la suite

Le SEF, rien que le SEF !

En octobre 2006, le mensuel  le Bridgeur n°799 publiait un long article double, dans sa rubrique « Polémiques », dont la question était : faut-il changer le système français (SEF = Système d’Enseignement Français) ? Deux grands joueurs de 1ère série nationale, champions internationaux, François-Michel Sargos et Thomas Bessis étaient invités à défendre deux points de vues différents : oui (F.-M. Sargos) et non (Th. Bessis). Le sujet était posé car la France, qui était une grande nation bridgeuse notamment depuis Pierre Albarran (1893-1960) et jusque dans les années 1995, affichait des résultats de moins en moins bons au plan international. En effet, à ce niveau, il faut savoir que la philosophie même du bridge de compétition a changé, les adversaires (polonais, par exemple) jouant des systèmes d’enchères très agressifs, voir destructeurs. Il s’agit plus de déstabiliser les adversaires que d’être précis dans ses propres enchères.
Le corollaire est que l’on entend de plus en plus, dans les clubs, des joueurs qui critiquent le système français, ou bien désirent introduire des nouveautés plus ou moins personnelles, ou glanées ici ou là sans véritable approfondissement. Lire la suite

Forcing ou non forcing (1)

Contraintes

Contraintes : forcing ou non forcing ?

Le terme forcing (en français : impératif) est celui qui a prévalu dans le vocabulaire du bridge en France. La notion même a été inventée par l’immense bridgeur qu’était Ely Culbertson (1891-1955) dans les années 1930, et publiée dans son livre Le bridge moderne (Blue book), Albin Michel, 1933, sous le nom d’« approach forcing ». Lire la suite

Un peu de statistiques (2)

A la lecture de l’article précédent [Un peu de statistiques (1)], vous avez compris qu’un bon système d’enchères devrait permettre d’approcher la somme des points des deux camps à un point près. Le SEF, système d’enseignement français, est, de ce point de vue, un excellent système (en existe-t-il de meilleurs ?), car dès que l’on approche de la manche ou du chelem, le total est connu avec une précision très suffisante. Lire la suite